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Jérémie Patrier-Leitus, député de Lisieux-Falaise : « La France est malade »

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Les tensions à l’Assemblée Nationale, les élections municipales et présidentielles, la dépense publique, l’autorité… Tour d’horizon des sujets abordés jeudi 30 janvier 2025, par le député de Lisieux-Falaise, Jérémie Patrier-Leitus, lors de ses voeux.

L’Assemblée Nationale

« Je forme le vœu que nous arrivions à faire passer le redressement de la France avant les batailles de chef, les guerres de partis, de groupes politiques. Avoir de l’ambition pour la France, c’est accepter parfois de renoncer aux ambitions personnelles.

Quand je vois les uns et les autres multiplier les lignes rouges, expliquer que c’est à prendre ou à laisser, que c’est tout le programme et rien que le programme, je me dis que nous sommes encore loin de la culture du compromis et du dialogue que tant d’autres pays dans le monde arrivent à mettre en œuvre.

Notre pays est fracturé politiquement. Trois blocs politiques existent désormais à l’Assemblée nationale : le RN, le bloc central, le NFP. Je continue de penser, comme Edouard Philippe, qu’en attendant les prochaines élections présidentielles il nous faut bâtir une large coalition qui va de la gauche sociale-démocrate aux LR.

Et je regrette qu’en 2022 puis en 2024 chacun soit arrivé avec ses lignes rouges, ses exigences et que personne n’ait souhaité bâtir un véritable accord de gouvernement ».

Le gouvernement

« Je soutiens le gouvernement. Pas de manière inconditionnelle, pas parce que je suis d’accord sur tout. Mais parce que nous avons besoin urgemment de stabilité politique. Un soutien qui n’empêche pas de défendre nos idées, nos valeurs, nos priorités ».

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La dépense publique

« Que faire pour redresser notre pays, pour améliorer réellement concrètement le quotidien des Français ? Je voudrais insister sur quelques priorités qui sont à mes yeux les plus urgentes, les plus essentielles.

La France est malade. Elle souffre d’une addiction profonde et durable à la dépense publique. Cela fait des décennies que nous accumulons année après année les déficits. La réduction de notre dette doit être une priorité absolue si nous voulons protéger nos enfants de ce fardeau et d’une crise financière majeure.

Le travail

« Nous devons redonner à la France les moyens de sa puissance. Et pour ce faire, nous devons revaloriser le travail. Accepter de travailler plus. Différemment, c’est certain, mais plus si nous voulons retrouver notre souveraineté et conserver notre modèle social ».

L’école

« L’école doit être la mère des réformes des batailles. Les comparaisons internationales ne sont pas glorieuses pour notre pays et notre système éducatif décroche dans les classements internationaux.

Notre école a besoin d’un cap clair. Six ministres en deux ans ce n’est pas sérieux. Nous devons revenir aux savoirs fondamentaux, préserver nos écoles rurales, combattre le harcèlement scolaire et revaloriser nos enseignants qui connaissent aujourd’hui une crise des vocations ».

La production

« Nous devons produire plus. Différemment pour tenir compte du changement climatique et des changements d’usage mais produire plus est une nécessité si nous ne voulons pas continuer d’importer des produits agricoles ou industriels.

Nous devons enfin mettre en œuvre ce choc de simplification. Notre pays se meurt de l’accumulation de règles, de normes dont certaines sont contradictoires et incohérentes ».

La justice sociale

« La justice sociale doit être une priorité. Je suis attaché à la solidarité nationale qui permet d’aider nos concitoyens qui sont dans le besoin, qui traversent des périodes difficiles.

Mais, nous ne pouvons pas accepter de voir des travailleurs pauvres qui vivent moins bien que des personnes qui ne travaillent pas. Nous ne pouvons pas accepter que des retraités après des années de labeur et de travail gagnent moins que des personnes qui n’ont jamais travaillé ».

L’autorité et la sécurité

« Enfin, l’autorité et la sécurité doivent être garanties dans notre pays. Nous devons regarder la réalité en face et adapter nos règles, nos lois pour restaurer l’autorité. Autorité du juge, autorité du policier, autorité du professeur, autorité des parents, autorité des élus. Ne pas assurer cette autorité, c’est prendre le risque de voir la France se fracturer ».

Élus, responsables associatifs, militants, habitants… Environ 350 personnes ont assisté aux voeux du député jeudi soir à la salle des fêtes de Saint-Pierre-sur-Dives. ©Julien Lagarde/Le Pays d’Auge

La présidentielle

« L’élection présidentielle de 2027 sera un tournant majeur pour notre pays, un rendez-vous décisif. J’ai fait le choix de soutenir Edouard Philippe et je souhaite qu’il soit le prochain Président de la République.

Face à la violence idéologique et à la suprématie politique de la France Insoumise sur la gauche, face à la démagogie du Rassemblement national qui se contente de constats sans le début d’une proposition concrète et crédible, je considère que le pays a besoin de sa hauteur de vue, de son expérience de Premier ministre et de maire du Havre, de son courage de dire toujours la vérité aux Français même si elle dérange, même si elle est difficile à entendre.

2027 peut paraître loin mais c’est demain.

D’ici là, je continuerai d’être un député libre qui vote en fonction de mes convictions de ce qui est dans l’intérêt des Français et de notre territoire ».

Les élections municipales

« Certains ont pensé que je serai une comète, que je ferai un petit tour et que je repartirai. C’est mal me connaître. J’ai fait le choix de l’engagement politique. Un choix mûrement réfléchi alors que j’avais une vie professionnelle, matérielle et personnelle confortable.

Je ne me résous pas à ce que les habitants de notre territoire cèdent à la tentation du Rassemblement national. Je ne me résous pas à ce que des élus qui affichent publiquement et résolument leur soutien au Rassemblement national gardent leur délégation dans une commune ou une agglomération. J’aurai l’occasion de m’exprimer de manière plus précise sur ce sujet dans les prochains jours.

C’est pour cette raison que comme député de cette circonscription, je prendrai toute ma part dans les élections municipales, communautaires et sénatoriales en 2026 car elles doivent être l’occasion de défendre les idées auxquelles je suis attachée, les convictions que je défends ».



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