L’hypermarché Casino est fermé depuis le 30 septembre 2024 à Brest. Ce qui n’empêche pas le parking d’être bien rempli. La galerie du Phare de l’Europe attire toujours pour ses commerces. Le centre commercial est géré par Mercialys, dont Mathieu Guillemet, 37 ans, est le nouveau directeur.
Comment se porte la galerie commerciale, sans l’hypermarché ?
Au départ, les commerçants avaient peur pour la fréquentation, mais au final la baisse de trafic a été de 8 % en 2024, avec un jour d’ouverture en moins. Et le chiffre d’affaires a augmenté de 3,1 %. Donc il y a une perte de flux avec la fermeture de l’hypermarché, mais cela n’impacte pas nos commerçants.
Vous êtes forcément en attente de l’aboutissement du projet de reprise de Leclerc.
Casino est toujours propriétaire de sa surface, donc il faut un accord entre eux et Leclerc ainsi que l’aval de l’Autorité de la concurrence. Nous sommes dépendants de ce qui va se passer.
Avec Mercialys, nous pourrions récupérer 2 500 à 3 000 m2, nous avons des discussions avec certaines enseignes. Certains noms sont sortis dans la presse (Grand Frais et Action), mais nous sommes en réalité en discussion constante avec beaucoup de monde.
Vous êtes arrivé en début d’année. Quels sont vos objectifs ?
Développer la galerie, encore davantage. Cela passe par des animations fortes, pour que cet endroit devienne un véritable lieu de vie et que les clients s’attendent à y trouver des animations régulières.
Actuellement, nous avons 77 commerces, nous sommes la plus grande galerie commerciale de Brest, que ce soit en superficie et en trafic. Notre emplacement est idéal, entre la périphérie et le centre-ville.
Un supermarché nous permettrait de grandir encore davantage.
Peut-on s’attendre à des nouveautés ?
Pour ce qui est des commerces, nous avons seulement deux cellules vacantes. Le magasin de chaussures Chausséa arrive le 12 avril. Pour le reste, rien n’est encore acté.
Nous travaillons sur une grosse offre de restauration, avec des kiosques installés dans les allées de la galerie. Nous espérons accueillir de nouveaux acteurs, notamment des indépendants locaux.
Je veux aussi moderniser l’expérience client, que tout soit plus clair, avec des zones où l’on puisse s’asseoir, divertir les enfants, manger…
Ce retour à Brest est pour vous un retour aux sources. C’était une volonté ?
Je suis parti de Brest après mes études à l’ESC. J’ai fait quinze ans à Paris. J’ai notamment été responsable commercial chez Lancel et directeur retail chez Hugo Boss, j’étais sur 250 magasins.
On m’a proposé ce poste ici, qui est un vrai projet, ambitieux, et chez moi dans le Finistère. J’habite Concarneau, d’où je suis originaire.
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