La presse nationale avait fait le déplacement, mardi 11 mars 2025, pour interroger Marine Le Pen à la sortie de sa visite de l’EPR de Flamanville (Manche).
Devant le parterre de journalistes, la patronne du Rassemblement national (extrême droite) a ainsi été longuement questionnée sur la situation internationale. Elle a répondu :
Pas d’entrée de l’Ukraine dans l’UE
« On ne me forcera pas à voter un texte dans lequel on demande l’entrée de l’Ukraine dans l’Union européenne. Je ne souhaite pas l’entrée de l’Ukraine dans l’Union européenne parce que ce serait la mort de l’agriculture française. »
La menace russe
« La menace principale aujourd’hui, c’est le terrorisme islamiste. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de menace russe. […] Aujourd’hui, la menace russe, elle est plus prégnante. M. Darmanin, il y a quelques semaines, alors ministre de l’Intérieur, nous expliquait que des dizaines d’attentats ont été empêchées. Au dernier moment. En France. Donc oui, dans l’échelle, je pense que le terrorisme islamiste est le premier des dangers. »
Une perte d’influence majeure
« Il y a une partie de posture chez Emmanuel Macron. Le drame en réalité, c’est que les États-Unis et la Russie sont en train de préparer la paix sans que les pays européens ne soient à la table. C’est une perte d’influence qui est majeure pour la France notamment. Elle a perdu beaucoup d’influence. Moi, je suis très opposée à la télédiplomatie, qu’Emmanuel Macron partage avec Donald Trump. C’est totalement inefficace. »
Devenir autonome
« On ne peut pas plaider en disant il faut qu’on devienne autonome, et ne pas commencer à faire la liste de l’ensemble des sujets où nous avons une dépendance gravissime à l’étranger. On peut prendre l’exemple des puces qui proviennent de Taïwan et se trouvent dans nos missiles. Si demain, la Chine bloque Taïwan, il n’y a plus un missile qui vole. […] Faisons la liste pour tenter de récupérer un maximum de notre économie pour ne pas dépendre des uns, et se prémunir des autres. »
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