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« Je ne l’ai pas insulté, je lui ai craché dessus »



Lundi 31 mars, se tenait au sein du tribunal judiciaire de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), une audience de comparution immédiate dans le cadre de violences, d’outrages et de menaces commises au sein même de la maison d’arrêt de cette localité.

18 mois de prison

Crachats au visage, menaces proférées le poing fermé et insultes sont quelques-uns des faits qui sont reprochés au prévenu. Ressortissant espagnol âgé de 37 ans, l’intéressé purge actuellement une peine d’emprisonnement de 18 mois, à la suite d’une condamnation de décembre dernier pour avoir violentée son amie.

A la barre, il était assisté par une avocate mais également par un interprète. Il a précisé à la présidente du tribunal qu’il comprend bien tout ce que l’on dit, mais qu’il rencontre parfois des difficultés pour s’exprimer.

Un prévenu indiscipliné

Trois agents de l’administration pénitentiaire ont déposé plainte pour les faits reprochés au prévenu, qui, tout comme au cours de la procédure n’en reconnait qu’une infime partie devant le tribunal.

Ils sollicitent entre 500 et 2 000 euros de dommages et intérêts.

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Ce n’est pas la discipline qui caractérise le mieux le prévenu. Tout au long de l’audience, il a passé son temps à interrompre les différentes parties. Sa propre avocate lui a demandé de se calmer afin de pouvoir se concentrer.

Un nouvel outrage en pleine audience

Lors du résumé des faits par la présidente, le prévenu l’a interrompu et pris la parole en insultant l’un des plaignants.

A la suite d’une question du Ministère public, l’homme s’est énervé, riant à gorge déployée, puis disant des grossièretés à nouveau.

La présidente lui a également demandé s’il reconnait avoir insulté une responsable qui le recevait à la suite d’un premier incident dans la journée. Sans retenue, il a répondu : « Non, je lui ai craché dessus. » 

Après en avoir délibéré, le tribunal a condamné le prévenu à une peine de six mois d’emprisonnement et devra s’acquitter de 500 euros de dommages pour deux des trois victimes.



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