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« Je me suis naturellement positionné pour Toulouse »

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Si le Rassemblement national entend se présenter dans un nombre inédit de communes – « une trentaine » au final, selon son délégué départemental — lors des Municipales 2026 en Haute-Garonne, qui incarnera le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella à Toulouse ? Dans la future 3ᵉ ville de France, l’eurodéputé Julien Leonardelli a indiqué que le RN et ses alliés allaient « naturellement porter un projet, et discuter autour d’une liste de large d’union ». Mais qui va la mener ? Éléments de réponse.

Qui sont les « alliés » du RN ?

Pour ces Municipales 2026, le RN entend mener l’aventure avec ses « alliés de l’UDR », la formation d’Éric Ciotti, qui l’a rejoint lors Législatives anticipées de 2024, mais Julien Leonardelli veut « élargir le rassemblement » à d’autres acteurs. Il évoque des « discussions avec Reconquête, avec Debout la France, avec l’association Lignes Droites (présidée par l’ex-cadre de LR devenu président départemental de l’UDR, Nicolas Bonleux, NDLR), ou encore « avec des LR » et « des élus sortants divers droite. Nous parlons sans barrière, sans tabou », soutient-il, même si « naturellement, il va de soi que le RN est le leader de cette alliance ».

J’espère au plus profond de moi qu’on arrivera à une liste commune.

Julien Leonardelli

Le RN devant… ou derrière l’UDR ?

Qui mènera la liste ? « Je me suis naturellement positionné pour Toulouse », avance Julien Leonardelli, qui répète : « Je ne me refuse rien ». Mais la piste de l’eurodéputé — par ailleurs en train de passer la main à Fronton où il siège dans l’opposition municipale — n’est pas la seule explorée : « Nicolas Bonleux s’est, lui aussi, positionné. C’est sur la table ». Ce dernier, qui dirige une entreprise dans l’industrie aéronautique, a été plusieurs fois candidat à diverses élections en Haute-Garonne sous l’étiquette UMP puis LR (notamment aux Législatives de 2012). Peut-il être un candidat de la synthèse… de droite ?

« L’objectif, c’est d’avoir des élus au Capitole »

Si les chefs de file du RN et de l’UDR sont de potentielles têtes de liste, ce ne seraient pas les seules options : « Une autre personne peut encore nous rejoindre et être mieux placée que nous », temporise Julien Leonardelli. « L’objectif certain, c’est d’avoir des élus au Capitole ».

Vidéos :

On regarde notre poids électoral, qui est le mieux placé pour arriver au Capitole et franchir les 10 %, car le but, c’est qu’on porte une voix dissonante qui, aujourd’hui, ne s’entend pas au Capitole.

Julien Leonardelli

« Jean-Luc Moudenc, un centriste qui représente la Macronie »

Julien Leonardelli considère qu’il manque « une liste de droite » à Toulouse, car à ses yeux, le maire n’en est plus.

L’enjeu à Toulouse, c’est d’éviter le danger LFI et d’avoir clairement une liste de droite, car Jean-Luc Moudenc n’est plus de droite, mais un centriste qui représente la Macronie.

Julien Leonardelli

Le RN veut aussi « mettre un pied à la Métropole »

Outre la ville de Toulouse, le RN et ses alliés entendent présenter « prioritairement » des listes dans une trentaine de communes, dont 23 grandes, avec l’objectif avoué de faire élire un maximum de conseillers dans les municipalités… et l’intercommunalité. Si « les 69 élus du Capitole sont tous élus à la Métropole, où ils ont un poids », nombre d’élus de la majorité comme de l’opposition d’autres communes, siègent aussi au conseil… Et le RN l’affiche ouvertement :

Notre objectif est de mettre un pied dans cette grosse institution qu’est la Métropole.

Julien Leonardelli

« La sécurité et le quotidien des gens »

Que proposera le RN dans la Ville rose ? En attendant de s’aventurer sur le terrain du programme, il avance que « deux piliers essentiels seront défendus dans cette municipale à Toulouse : la sécurité et le quotidien des gens (pouvoir d’achat, transport, santé…)». Pour le reste, le parti entend bâtir le programme avec ses alliés avant de l’afficher : « On ne veut pas faire comme la gauche qui se réunit sur un nom et se dispute ensuite sur un projet ».

À Toulouse comme ailleurs dans le département, le « lancement de campagne » et le « dévoilement des têtes de liste » du RN et de ses alliés sont attendus pour « septembre ou octobre ».

Faire mieux qu’en 2020… et qu’en 2014

Aux Municipales 2026 à Toulouse, le RN vise donc la barre fatidique des 10 % d’exprimés, seuil synonyme de qualification au second tour… et de retour systématique au conseil, 25 ans après que ses deux élus d’opposition l’ont quitté, à l’époque du FN.

En 2020, sa jeune tête de liste Quentin Lamotte n’avait recueilli que 4,31 % des voix, un score en deçà des espérances du parti, d’autant qu’en 2014, son prédécesseur Serge Laroze entrevoyait le Capitole, avec 8,15 %.

Des scores encore loin des 13,56 % recueillis par Jordan Bardella aux Européennes de juin dernier. Le RN peut-il briser le plafond de verre lors d’un scrutin local ? Réponse dans un an.



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