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Ivre, un homme sort un couteau et blesse un passant dans ce centre-ville de l’Orne



Nous sommes au centre-ville de L’Aigle (Orne), à proximité d’une supérette. Un petit groupe, manifestement pris de boisson s’invective sur le trottoir.

Inquiet, un passant intervient

Le ton monte plus particulièrement entre le prévenu, qui avouera avoir bu « au moins » deux litres de bière et sa compagne, dans le même état, au point qu’un quidam s’enquiert de la sécurité de la femme, clairement menacée d’être frappée par son compagnon.

Ce dernier prend très mal cette intervention et agresse le passant.

Il prétend l’avoir attaqué au cure-dents

Dans l’empoignade qui s’ensuit, le prévenu sort un couteau et blesse légèrement son adversaire à l’abdomen. Si la blessure infligée reste superficielle, c’est parce que le couteau de poche utilisé avait fort heureusement une lame relativement courte, de sept centimètres environ selon les témoins.

En tout cas, il ne s’agissait pas d’un simple « cure-dents » comme le prétend le prévenu qui comparait détenu.

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« Il boit tous les jours »

Assis dans son boxe, encadré par trois agents pénitentiaires, le prévenu semble bien inoffensif.

Son élocution « pâteuse » tout comme son physique marqué traduisent plusieurs décennies d’imprégnation alcoolique massive, aggravée par la consommation occasionnelle de produits stupéfiants notamment de l’héroïne.

Il indique « qu’il boit tous les jours et qu’il a grandi avec des parents alcooliques ».

Le naufrage d’un multi-récidiviste

L’impression qui prévaut en écoutant le prévenu est celle d’un naufrage personnel et social. Multi récidiviste, ce jeune grand-père compte 21 mentions sur son casier judiciaire essentiellement pour vol, violences, délits routiers ou usage de stupéfiants, toutes infractions commises sur fonds d’alcool.

Toutes les peines de confiance dont il a bénéficié jusque-là (TIG ou sursis probatoire) ont été révoquées, le renvoyant systématiquement à la case prison.

1 an de prison et une interdiction de paraître

Lorsqu’il en sort, c’est pour se retrouver dans la plus extrême précarité, hébergé par « son ancien beau-frère » avec le RSA pour toute ressource.

Il est condamné à 12 mois de prison avec maintien en détention et à trois ans d’interdiction de paraître dans l’Orne. Il devra en outre verser 1100 € à sa victime au titre de ses différents préjudices.



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