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Ivre et sans permis, il refuse le contrôle et finit dans un muret dans le Sud-Est de l’Eure

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Vers 21 h 30, dimanche 26 janvier, après avoir bu une demi-bouteille de vodka à deux et un dernier verre à Ézy-sur-Eure, les deux amis rentrent chez eux en voiture. Le propriétaire du véhicule n’est pas en état de conduire, c’est donc le prévenu qui est au volant.

Dans le rétroviseur, il voit le gyrophare bleu de la gendarmerie et entend le deux tons qui lui donne le signal de s’arrêter. Dans un premier temps, il fait mine d’obtempérer puis repart. Une poursuite s’engage et se termine 400 mètres plus loin, dans un muret du village du L’Habit, détruisant un panneau au passage.

« Une erreur débile »

« Je ne sais pas ce qui m’a pris. C’est une erreur débile », témoigne le prévenu dans le box des détenus.

Avec un taux d’alcool de 0,81 mg par litre d’air expiré et un permis annulé il y a deux ans pour cette même raison, le prévenu risque une annulation de la probation à laquelle il est toujours soumis et qui lui impose obligation de travail et obligation de soins en addictologie. Le centre de soins d’accompagnement et de prévention en addictologie (Csapa) déplore un abandon pur et simple du suivi. « Je n’en ai pas besoin, je bois occasionnellement », estime le prévenu, avant d’ajouter : « Je n’avais pas bu depuis une semaine. » De son côté, le service pénitentiaire d’insertion et de probation (Spip) relève plusieurs manquements.

Sans activité depuis avril dernier, le jeune homme vit chez ses parents à Marcilly-sur-Eure. De CDD en intérim, c’est malheureusement le portrait de trop de jeunes gens laissés en jachère, sans autre diplôme ou formation qu’un bac pro obtenu sans conviction. « Dans ces conditions et sans permis de conduire, trouver un travail est d’autant plus difficile », plaidera la défense. « J’ai abandonné l’idée de repasser le permis. Il faut justifier d’une prise de sang de moins de deux semaines devant l’administration pour avoir l’autorisation de passer l’examen. Or, les résultats d’analyse ne parviennent que deux semaines après la prise de sang. Le délai est dépassé. C’est sans fin », se désole le jeune homme. Étrangement, cette tracasserie administrative est revenue par deux fois durant cette audience. Ce qui n’excuse en rien les infractions commises.

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Prison sous bracelet

En préambule de son réquisitoire, la substitut du procureur souligne « le caractère hyperaccidentogène du département de l’Eure ». Sans compter que le comportement du jeune prévenu aurait pu occasionner de graves blessures au passager et aux autres usagers. En conséquence, elle requiert une peine aménageable de dix mois de prison dont six de sursis probatoire ainsi que trois mois pour refus d’obtempérer.

Jugé coupable, le jeune homme est condamné à dix mois de prison, dont six avec sursis probatoire. Le refus d’obtempérer est sanctionné par une peine de prison de deux mois avec révocation de deux mois du précédent sursis. Ce qui porte la peine globale à huit mois sous bracelet électronique avec obligations de soins et de travail. La vitesse excessive est sanctionnée par une amende de 150 €.



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