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Interpellé pour un rodéo urbain à Alençon, un homme s’en prend verbalement aux policiers



Le prévenu de 32 ans, en état de récidive, qui comparaissait jeudi 6 mars devant le tribunal correctionnel d’Alençon, ne s’est pas contenté d’outrager les policiers lors d’un contrôle. Il présentait également un fort taux d’alcool ainsi qu’un défaut de permis de conduire et d’assurance.

Le jeune homme faisait crisser ses pneus sur une place d’Alençon, le 27 octobre 2024 peu après minuit. Alertés par un riverain, des policiers sont intervenus pour mettre un terme au rodéo. Le trentenaire a alors commencé à les insulter de tous les noms. Joignant le geste à la parole, il a craché sur l’un des agents.

« À chaque fois c’est l’alcool »

Interpellé par les forces de l’ordre, il s’est montré violent et insultant au commissariat puis à l’hôpital, où il a été conduit en fin de journée pour relever son alcoolémie. Compte tenu des taux résiduels constatés, le Parquet estime que son niveau d’imprégnation alcoolique devait se situer, au moment des faits, aux alentours de 2,6 grammes par litre de sang, « soit un taux proche du coma ».

Interrogé sur le déroulement des faits, il est catégorique : « Je ne me rappelle pas grand-chose ». « Que pensez-vous de votre comportement ? », l’a questionné la présidente de l’audience. « C’est pas beau », a-t-il simplement répondu.

Défavorablement connu des services de police et de la justice, l’homme comptait jusqu’ici vingt-deux mentions sur son casier judiciaire, notamment pour violences et outrage, le plus souvent sur fonds d’alcool. Comme il le reconnaît lui-même. « À chaque fois, c’est l’alcool », a-t-il rétorqué, quand il a été interrogé sur le nombre important d’outrage et de menaces. « Aujourd’hui, j’ai arrêté les drogues et je limite l’alcool, seulement un verre ou deux. »

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Le Ministère public a néanmoins requis une peine de neuf mois de prison ferme.

Une « prise de conscience »

Compte tenu des engagements de tempérance pris par son client, de ses « éléments de personnalité favorables » et « d’une prise de conscience vis-à-vis de ses enfants », la défense a plaidé la relaxe sauf pour le défaut de permis. « Je regrette, j’ai changé. J’essaie de m’en sortir, de faire les choses bien », a exprimé le prévenu, invité à faire une dernière déclaration.

Il a écopé de dix mois de prison dont cinq assortis d’un sursis probatoire. Il devra verser 300 € à chacun des quatre policiers insultés, au titre de leur préjudice moral.



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