Dans la foulée de l’opération anti-stups conduite à Alençon (Orne), lundi 24 mars 2025, et au cours de laquelle trois personnes ont été interpellées, un homme de 29 ans a comparu devant le tribunal correctionnel d’Alençon, mercredi 26 mars, dans le cadre de la procédure dite de comparution immédiate, pour « détention et usage de stupéfiant et port non autorisé d’une arme blanche ».
Des sachets jetés à terre
Il a été interpellé alors que les CRS 82 dépêchées dans le cadre de cette opération anti-stups progressaient vers le bâtiment au 31 de la rue Anatole France, dont les tags en façade affichent régulièrement qu’il s’agit d’un point de deal du quartier de Perseigne d’Alençon.
Le prévenu a été vu en compagnie d’un autre homme dans le hall de l’immeuble et aurait, à la vue des forces de l’ordre, pris la poudre d’escampette après avoir jeté deux sachets par terre, quand le second homme aurait retardé la progression des CRS en restant dans le passage.
48 g de cocaïne et 20 g de crack
Les deux ont finalement été appréhendés et les sachets, retrouvés au sol, saisis. Ils contenaient 48 grammes de cocaïne et 20 grammes de crack. Le prévenu portait, lui, un couteau.
L’Alençonnais de 29 ans est déjà connu de la justice. Son casier judiciaire fait état de seize condamnations ces dix dernières années.
Pour le Ministère public, la réalité des délits commis et la culpabilité du prévenu ne font aucun doute. Il requiert un an de prison ferme assorti d’un mandat de dépôt.
Pas de recherche d’ADN
L’avocat de la défense reconnait le port d’arme et l’usage occasionnel de cannabis. Mais conteste la détention des stupéfiants trouvés sur le sol « de ce point de deal actif » au motif qu’elle « ne repose que sur le procès-verbal des deux CRS » qui n’ont par ailleurs « pas pu être entendus puisqu’ils étaient présents temporairement et qu’ils ont été appelés ensuite sur d’autres missions ».
La défense regrette « l’absence de recherche d’ADN sur les sachets, pourtant réclamée » par son client.
Le tribunal a finalement relaxé le prévenu pour la détention et l’usage de produits stupéfiants et l’a condamné, pour le port non autorisé d’une arme blanche, à une amende de 100 €.
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