INFO ACTU MARSEILLE. L’adjoint au maire de Marseille Sébastien Jibrayel (PS) doit être jugé en comparution immédiate ce jeudi 13 mars, dans l’après-midi, apprend actu Marseille auprès du parquet.
Il était entendu depuis mardi en garde à vue pour « violences volontaires en réunion » après l’agression de deux militants La France insoumise (LFI) en janvier dernier.
Son père, Henri Jibrayel, ainsi que deux autres personnes sont également renvoyés devant le tribunal correctionnel de Marseille.
En garde à vue depuis mardi
« Les quatre individus », Sébastien Jibrayel et son père Henri Jibrayel, ainsi que deux autres personnes de leur entourage, « sont déférés ce [jeudi 13 mars] matin en vue d’une comparution immédiate cet après-midi », a indiqué le parquet à actu Marseille.
Ils étaient entendus sous le régime de la garde à vue depuis mardi pour des faits de « violences volontaires en réunion » après l’agression de deux militants LFI.
Des « violences intolérables »
Le samedi 18 janvier, vers 14 h 30, alors qu’ils étaient en train de poser des affiches pour soutenir leur parti devant l’école Saint-Henri-Raphaël 2 (16e arrondissement), les deux militants de 24 et 26 ans auraient été violemment pris à partie. L’un d’eux aurait même subi des blessures évaluées à 10 jours d’incapacité totale de travail (ITT).
Le député LFI Sébastien Delogu avait dénoncé des « violences intolérables » et accusé « deux proches du Parti Socialiste », dont l’actuel adjoint au maire de Marseille en charge du sport, également conseiller métropolitain et départemental.
« Vas-y, nique-le »
« Sébastien et Henri Jibrayel, présents sur les lieux et donneurs d’ordre selon les témoignages des militants, les ont agressés physiquement », avait affirmé le député de 7e circonscription des Bouches-du-Rhône dans un communiqué, publié sur X. Deux plaintes avaient été déposées auprès du commissariat du 15e arrondissement.
Dans les vidéos saisies, selon une source policière citée par Mediapart, Sébastien Jibrayel serait entendu en train d’inciter des membres de son équipe à frapper les deux jeunes militants : « Vas-y, nique-le », aurait-il notamment proféré.
La mairie prendra des mesures « en conséquence »
« Comment le maire de Marseille peut-il conserver comme adjoint un homme complice d’une telle agression ? » avait interrogé, le mardi 11 mars sur X, le député LFI des Bouches-du-Rhône Manuel Bompard. Et d’ajouter : « Il est temps de débarrasser Marseille de ces pratiques mafieuses ».
« Le travail de la justice et l’enquête en cours permettront de déterminer les faits et les responsabilités de chacun », avait-on le mardi 11 mars dans l’entourage du maire de Marseille, Benoît Payan.
Et de prévenir que « toutes les mesures seront évidemment prises en conséquence, les élus se [devant] d’être exemplaires ». En clair : l’avenir de Sébastien Jibrayel au sein de l’équipe municipale pourrait être remis en cause.
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