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ils sèment la terreur dans un restaurant de Prayssac le soir de la Saint-Valentin

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En cette soirée de la Saint-Valentin, vendredi 14 février 2025, le restaurant « La Table du Marché » de Prayssac affiche complet. Les tables sont toutes occupées par des couples venus partager un moment en amoureux. Mais la soirée romantique se terminera sur un goût amer et désagréable…

Appelés sur un accident de la circulation, les gendarmes se rendent sur place plus tard dans la soirée. Ils interpellent trois membres d’une même famille, reconnus par les victimes et les témoins de la bagarre, quelques jours plus tard. Deux d’entre eux, l’oncle A. et son neveu C., étaient jugés en comparution immédiate ce vendredi 21 février devant le tribunal de Cahors. En raison de ses problèmes de santé, le troisième sera jugé plus tard.

La situation dégénère

Vers 21 h 35, cinq personnes, « issues de la communauté des gens du voyage » comme l’ont indiqué les personnes interrogées par les gendarmes, se présentent au restaurant. Elles veulent acheter une bouteille de whisky pour poursuivre leur soirée, après avoir déjà descendu plusieurs bières.

Le gérant du restaurant leur indique un prix, qui ne convient pas au petit groupe. Pour mettre fin à toute discussion, le gérant s’approche d’A., l’attrape par le col et lui demande de quitter les lieux. Les violences démarrent alors. A. balance au gérant un coup de poing à l’arcade sourcilière gauche, puis à droite. Le gérant tombe à terre sur les premières marches de l’escalier. Et reçoit encore quelques coups comme l’a indiqué son épouse aux enquêteurs. Le tout accompagné de menaces : « T’es mort », « On va te tuer », « Tu ne sortiras pas vivant ». Son épouse s’interpose et se couche sur son mari pour faire cesser les violences.

Un client intervient et reçoit des coups dans les côtes. Il reconnaît C. comme étant l’auteur des coups. Ce dernier tape aussi sur une table, qui se renverse. Les assiettes tombent à terre et se cassent. Il attrape un morceau de vaisselle qu’il utilise comme une arme pour menacer les personnes présentes dans le restaurant, « Je vais vous tuer ! ».

Vidéos :

Le troisième membre de la famille sera poursuivi pour des violences sur le cuisinier.

Après avoir distribué les coups, le petit groupe quitte le restaurant, pour se rendre dans le bar d’à côté.

Le gérant et le client auront chacun 3 jours d’ITT (Incapacité Temporaire Totale).

Leur explication

Devant le tribunal, les deux prévenus tentent de minimiser leur participation en expliquant qu’ils ont répondu parce qu’on les avait frappé.

A., l’oncle de 44 ans, explique qu’il connaît le gérant du restaurant – « On l’appelle le Corse » – et se rend de temps en temps au restaurant pour acheter une bouteille d’alcool. « D’habitude, la bouteille de whisky est à 40 euros. Il m’a demandé 50 euros. Je lui ai dit non. Il est venu, il m’a chopé, je suis tombé. Ce soir-là, il était énervé. Je me suis relevé. J’ai cru qu’il avait une batte de baseball, je lui ai mis une droite. Il est tombé dans l’escalier. » Personne n’a vu de batte de baseball dans le restaurant, il s’agit plutôt d’une lampe noire de 30 cm.

C., 28 ans, explique au tribunal que le client « est sorti de table et m’a mis une droite au visage ». « J’ai mis un coup de poing sur la table. Je lui ai juré ses morts, j’ai insulté toute sa descendance. »

Des casiers chargés

L’oncle et le neveu sont déjà connus des services de police. C. a six mentions à son casier judiciaire entre 2015 et 2018. Il est convoqué devant le tribunal de Cahors le 6 juin prochain pour une affaire d’outrage et de refus d’obtempérer.

A. a 21 mentions au casier. Il a déjà fait une dizaine d’années de prison. Il était convoqué la veille, jeudi 20 février, devant le tribunal de Cahors, pour des vols de câble électrique. Il est de nouveau convoqué le 12 juin pour des infractions liées à la chasse.

Mandat de dépôt à l’audience

Face à la gravité et à la personnalité des prévenus, la vice-procureure de la République demande de lourdes peines avec mandat de dépôt à l’audience. Contre C., elle demande une peine de 12 mois de prison dont 4 de sursis probatoire pendant 3 ans, avec obligation de travailler et d’indemniser les victimes, interdiction de fréquenter un débit de boissons et de détenir une arme. Contre A., elle demande une peine de 18 mois de prison avec interdiction de résider à Prayssac pendant 5 ans. « Il faut protéger les victimes de possibles représailles. »

Me Luc Mazars, avocat des deux prévenus, évoque une « sorte d’ostracisation de toute personne qui ne rentre pas dans les clous ». « Des faits de bagarre, il y en a souvent au tribunal de Cahors, mais sans demande de peine de prise ferme avec mandat de dépôt. Ils regrettent leur comportement et les conséquences. »

Appelés à s’exprimer en dernier, l’oncle et le neveu présentent leurs excuses aux victimes. « Ça n’aurait pas dû se passer comme ça, je suis désolé » explique A. « Sans alcool, rien ne se serait passé » ajoute C.

Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet. Et a ajouté une interdiction de plus, celle de rentrer en contact avec les victimes et de s’approcher de leur restaurant et de leur domicile. Le tout avec mandat de dépôt à l’audience. A. et C. ont été transférés en prison depuis le tribunal de Cahors.

Les deux prévenus disposent d’un délai de 10 jours pour interjeter appel.



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