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il vend du cannabis devant les policiers de Saint-Malo

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« J’ai donné le petit bout sous les yeux de la police, j’avais bien vu qu’ils arrivaient », dit cet homme de 41 ans aux juges du tribunal de Saint-Malo. Il comparaît en visioconférence depuis une prison de Dordogne, où il est détenu pour trafic de stupéfiants. Il doit répondre, cette fois, d’une transaction qui a eu lieu le 28 février 2024, aux abords de l’église du quartier de La Découverte.

Ce soir-là, les policiers malouins repèrent un homme qui fait les cent pas, l’air nerveux. Ils voient le prévenu arriver à pied, lui donner un sachet et le ‘client’ tendre un billet. À l’arrivée des forces de l’ordre, drogues et argent changent rapidement de mains…

Du bicarbonate de soude sur lui

Concrètement, il y a sur eux une boulette de résine de cannabis brunâtre de 10 grammes, et ce « petit bout » de 0,60 gramme. Le prévenu avait aussi… un sachet de bicarbonate de soude, produit parfois utilisé pour couper des drogues dures. « C’était pour quoi faire ? », interroge la présidente. « Pas pour faire la cuisine », laisse échapper le quadragénaire, gêné. « Excusez-moi, mais je suis vraiment obligé de vous le dire ? »

« C’était pour dépanner »

À propos de la transaction du 28 février, il campe sur ses positions : il était venu « dépanner » l’ami d’un ami en lui donnant un petit morceau de sa consommation personnelle. « Je lui ai jamais demandé d’argent. » L’explication a ses limites puisqu’elle implique que les 10 grammes étaient au client… « Pourquoi aurait-il eu besoin d’être dépanné dans ce cas ? », demande la juge. De plus, il a confirmé le constat des policiers.

Un casier déjà chargé

Cette petite affaire malouine est en tout cas du plus mauvais effet : le casier du prévenu est chargé de 17 mentions, principalement des affaires de stupéfiants ou de conduite… sous l’emprise de stupéfiants. Dernièrement, il a été contrôlé du côté de Saintes au volant d’une voiture qui contenait plus de 6 kg de drogues. « J’étais pas au courant… à la base, j’acheminais que de l’argent. »

« Ça m’a calmé »

Il a écopé de 34 mois de prison, compte tenu de la révocation de précédents sursis. « Ça m’a calmé, j’ai compris », assure-t-il, espérant un régime de semi-liberté pour pouvoir suivre une formation de boulanger. Son avocate Me Julie Colliot estime qu’il a « besoin d’être encadré dans son projet de réinsertion ». « Du sursis probatoire serait rassurant pour la suite. »

Le tribunal de Saint-Malo a suivi les réquisitions du Parquet : ce sera 6 mois ferme, sans possibilité d’aménagement de peine dans l’immédiat. En l’état, il ne sortirait de prison qu’en 2027.



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