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il témoigne après avoir « frôlé la mort »

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« Notre famille est une survivante, nous avons frôlé la mort, et maintenant c’est une galère sans nom qui nous tombe dessus. » Contacté par Voix du Midi Lauragais, cet habitant de Montgiscard raconte le « scénario loufoque » de l’accident qu’il vient de subir… et qui a fait de sa vie un cauchemar.

Dans la nuit du lundi 10 au mardi 11 février 2025, un véhicule circulant sur la RD813 s’est encastré dans son logement, alors que sa famille y dormait, puis s’est volatilisé.

« Un grand choc dans la maison »

Aux alentours de trois ou quatre heures du matin, les Andrieux entendent « un grand choc dans la maison qui a fait trembler les murs », raconte Jean-Louis.

Un bruit qui réveille le père de famille, à l’étage : « Je ne savais pas s’il venait d’un mauvais rêve. Alors je me suis levé et comme je n’ai entendu que du silence, je me suis recouché. »

« On a le sommeil lourd »

Sur les réseaux, l’étonnement règne, car la famille n’a pas réagi au moment de l’accident. Même constat du côté de la compagnie de gendarmerie de Villefranche-de-Lauragais, sollicitée par notre rédaction : « Ça a dû sacrément trembler dans le bâtiment, la voiture est carrément rentrée dedans. Ça nous surprend qu’ils n’aient rien entendu. »

Face aux railleries, Jean-Louis Andrieux admet : « Ça fait deux ans qu’on ne dort pas car notre petite fille fait très mal ses nuits. Alors quand on arrive à dormir, oui, on a le sommeil lourd. »

Une famille qui a frôlé la mort

Ce n’est qu’au lever du jour, vers 7 h, que le fils de la famille est le premier à découvrir les dégâts : un trou béant dans le mur du salon, des blocs de pierres au sol et d’importantes fissures dans les cloisons.

« Le canapé a bougé de deux mètres. La veille au soir, ma femme et moi dormions sur le canapé. Heureusement, on est montés se coucher parce que notre fille nous a réveillés », souffle avec soulagement le Montgiscardais.

Une enquête est en cours, et l’unité de sauvetage appui et recherche (USAR) est intervenue. ©Jean-Louis Andrieux

« Ma fille a failli mourir »

« Ma fille a failli mourir, sa chambre est juste au-dessus du trou, là où la voiture a tapé ! Elle nous a rejoints au lit car le lustre lui est tombé sur la tête, ça l’a sonnée. On était à quelques centimètres que le plancher s’effondre », s’émeut le père de famille.

Le chien — dont le panier était collé au mur — est miraculeusement sain et sauf.

« La maison risque de s’effondrer »

« Le type s’est barré, il a failli nous tuer et maintenant notre foyer risque de s’effondrer, car toute la structure est endommagée. Entre l’expertise et les travaux, ça prendra minimum une année. Et s’il faut raser et reconstruire, ce qui est probable, un an de plus », constate Jean-Louis Andrieux.

Il poursuit : « Maintenant c’est la galère. Pour l’instant je n’ai pas de suite, pas de retour, pas d’aide. J’ai l’impression d’avoir pris une bombe sur la gueule. »

Enquête en cours

Une enquête est en cours, ralentie par le fait que le véhicule a disparu dans la nature, souligne la gendarmerie : « On n’a rien, pas de voiture, pas de témoin. Seulement quelques débris laissés sur place qui pourraient, ce n’est pas certain, indiquer une Renault. »

Aucun dépanneur n’a indiqué pour le moment être intervenu dans la nuit, pourtant « il a sûrement fallu un engin pour retirer la voiture du mur », s’étonne la gendarmerie. « Après avoir percuté une façade en pierre, les airbags se déclenchent et c’est difficile de repartir », aussi bien pour le conducteur que pour le véhicule.

Si l'accident n'a fait aucun blessé, la maison risque de s'effondrer et le conducteur, avec son véhicule, ont disparu.
Si l’accident n’a fait aucun blessé, la maison risque de s’effondrer et le conducteur a disparu avec son véhicule. ©Jean-Louis Andrieux

Pas la première fois

« Ce n’est pas la première fois qu’un véhicule tape chez nous, je dirais qu’il y a eu une dizaine de véhicules, une fois contre le hangar, une autre la boîte aux lettres, le fossé, le lampadaire, etc. », énumère le propriétaire.

Il imagine le scénario de la nuit : « Entre une heure et six heures, quand il n’y a pas de lumières, les automobiles arrivent à une vitesse folle, ne voient pas le rond-point et décollent. »

Une solution pour ce rond-point ?

« J’avais prévenu qu’un jour quelqu’un allait nous rentrer dans la maison. C’est arrivé, et il y a une famille qui a failli mourir. Maintenant il faudrait trouver une solution pour ce rond-point ! », s’agace-t-il.

Laurent Forest, maire de Montgiscard, contacté par Voix du Midi Lauragais, remarque : « Il nous avait signifié que l’endroit pouvait être dangereux. On essaie de voir ce qui peut être fait sur ce rond-point. »

Appel à témoin

« On se moque de moi sur les réseaux, mais j’ai l’impression qu’un trou a été fait par une voiture invisible, c’est le sentiment que ça me laisse… », s’attriste Jean-Louis Andrieux.

Avant de s’emporter : « Je lance un appel à témoin, si vous avez des infos, donnez-les à la gendarmerie de Montgiscard. La structure de la maison est en train de craquer et les gamins n’arrêtent pas de pleurer. Derrière le scénario loufoque, il y a surtout une grosse galère. »



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