Jeudi 13 mars 2025, Christophe*, un homme de 34 ans, a comparu devant le tribunal correctionnel pour « violence sur personne vulnérable » ainsi que pour « conduite sans permis ». Les faits qui lui sont reprochés se sont déroulés le 11 janvier 2024 à Caen (Calvados).
Il pousse violemment l’homme handicapé
François* (61 ans) est atteint de neuropathie et ne peut se déplacer normalement. Ce matin de janvier 2024, une voiture est garée à la place réservée aux handicapés. Alors, François se gare derrière et à l’arrivée de Christophe, il lui fait remarquer que, sans carte handicapé, il n’a pas à se garer à cet endroit.
Ce dernier aurait rétorqué : « Tu pousses ta voiture, sinon, ça va cartonner ! ». L’homme n’ayant pas bougé, l’individu l’aurait fortement poussé au point de le faire tomber en arrière. Suite à quoi, il aurait pris la fuite en roulant sur le trottoir. Plusieurs témoins ont assisté à la scène.
Transporté à la clinique de la Miséricorde, François se voit prescrire un jour d’ITT, pour des contusions diverses et les répercussions psychologiques de l’incident.
« Attitude détestable »
À la barre, Christophe insinue que, si l’homme s’était déplacé, il lui aurait laissé la place. Il admet cependant s’être énervé et l’avoir poussé.
La présidente lui fait remarquer à quel point son attitude a pu être « détestable ». Elle lui rappelle que pousser quelqu’un peut occasionner une chute fatale. « On comprend votre fuite puisque vous n’avez plus de permis », ironise-t-elle. Elle ajoute que la justice a beaucoup entendu parler de lui. « Apparemment, niveau délits, vous avez tout fait ! », constate-t-elle en passant en revue les 21 mentions de son casier. Le ministère public qualifie ce dossier de « révoltant » et requiert une peine ferme.
DIx mois de prison ferme
Christophe écope finalement de dix mois de prison ferme possiblement aménageables, de 600 euros à verser à la victime pour son préjudice moral et de 800 euros de frais de justice.
*Prénoms d’emprunt.
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