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« il ne fallait pas 10 secondes de plus »

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Le vendredi 14 février 2025 vers 9h30, un poids lourd, qui circulait sur l’A 75 au niveau de Coren dans le sens nord sud, a pris feu. Le chauffeur de ce dernier a alors perdu le contrôle de son véhicule (où se trouvait de l’aluminium) et a terminé sa course contre la barrière de sécurité. Le conducteur d’un autre poids lourd qui se trouvait derrière lui s’est aussitôt arrêté. Il a cassé la vitre de la cabine pour sauver le premier conducteur des flammes, alors qu’il était coincé.

Transporté à l’hôpital

Ce dernier, âgé de 55 ans, a été transporté à l’hôpital de Saint-Flour pour des blessures légères mais en état de choc. Tandis que le deuxième chauffeur s’en est sorti avec quelques égratignures au niveau de la main.

Ce chauffeur, qui n’a pas hésité à prendre des risques pour sauver un collègue, s’appelle Max Laffont. Quelques semaines après l’accident qui aurait pu être dramatique, il a bien voulu témoigner et raconter ce qu’il a vécu.

La vue depuis la cabine de Max Laffont ©.

Je roule depuis 1991

Âgé de 55 ans, il travaille chez les transports Veynat Boyer (Gironde) depuis à peu près trois ans en national : « sinon je roule depuis 1991. J’ai passé mes permis pendant mon service militaire au 15e régiment du génie de l’air à Toul, contingent 89/06. Je prends régulièrement l’A75, j’aime beaucoup cette région du Massif central ».

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Un chauffeur sans réaction

Et de se rappeler cette journée si particulière : « Je suis arrivé sur la voie d’accélération de l’A 75 dans un épais brouillard et devant moi se trouvait le camion en portefeuille. Je suis alors descendu porter secours au conducteur, pensant que ce n’était pas grave, mais les portières et les vitres étaient verrouillées. J’ai tapé sur la vitre pour faire réagir le chauffeur mais il ne réagissait pas ».

Il était au milieu des fumées

Puis vient le temps de l’extraire de la cabine en feu : « je suis descendu du talus pour attraper un gros galet pour casser la vitre, je m’y suis pris à plusieurs reprises, mais rien à faire. J’ai donc couru vers mon camion qui était à peu près à 50 mètres de là pour y prendre un marteau et en revenant sur mes pas jusqu’à l’autre véhicule je ne voyais plus le conducteur dans la cabine. Il était au milieu des fumées. J’ai brisé la vitre avec le marteau, le feu commençait à être très intense. Je sentais les radiations de la chaleur sur mon visage ».

Il ne fallait pas 10 secondes de plus sinon, je n’aurais pu rien faire

Et de poursuivre : « j’ai crié au collègue de sortir plusieurs fois. Il s’est mis sur le rebord de la portière et est tombé en arrière contre le talus. C’est alors que je l’ai saisi et tiré du brasier avec un peu plus loin l’aide d’un autre témoin de l’accident, il ne fallait pas 10 secondes de plus sinon, je n’aurais pu rien faire ».

Désormais, les 14 février auront, pour moi, une saveur un peu spéciale

Max Laffont

Quelques jours plus tard, il a pris des nouvelles de son collègue : « il s’appelle Michel et on a le même âge à un mois près. Il vit près du Pont du Gard et se remet doucement de ses blessures. C’est une aventure qui se finit bien heureusement. Désormais, les 14 février auront, pour moi, une saveur un peu spéciale à l’avenir ».



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