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Il héberge un ami à la rue, une bagarre sur fond d’alcool éclate entre les deux hommes



Un homme de 27 ans, résidant à Saint-Fromond (Manche), a été présenté au tribunal de Coutances sous escorte le vendredi 14 février 2025 pour être jugé en comparution immédiate.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, un homme a appelé les gendarmes pour signaler une bagarre au domicile d’un homme de Saint-Fromond, et que ce dernier, Léo (*), menaçait d’un fusil et d’une fourche. Les gendarmes ont constaté que Thomas (*) présentait des marques de coups au visage et qu’il était ivre. Tout comme Léo qui a été emmené et placé en garde à vue.

Mathieu (*), qui a appelé la gendarmerie, et Thomas, qui sont copains, ont raconté la même chose : Mathieu a vu Léo et Thomas monter dans la salle de bains. Il a entendu des coups, il est allé voir et il a trouvé Léo qui essayait d’étrangler Thomas. Puis tout ce monde est descendu. Léo est allé chercher un fusil, puis une fourche, en disant : « Je vais te buter ! »

Un lien avec l’affaire du bar « Le Spot » à Saint-Lô ?

Dans le box des accusés, Léo donne une autre version. Il explique avoir recueilli son copain Thomas car ce dernier était à la rue. Dans la soirée de jeudi, ils ont bu une bouteille de whisky à deux. Son taux d’alcool a été mesuré à 1,6 gramme par litre de sang.

Ils se sont disputés au sujet de l’affaire du bar « Le Spot » à Saint-Lô (un client éconduit avait foncé dans la vitrine du bar et dans plusieurs voitures, a blessé un policier et sera jugé le 12 mars), car Léo considère que Thomas a des responsabilités dans cette histoire et il lui a demandé de partir. « Je ne veux pas être mêlé à ça et subir des représailles », a-t-il précisé.

Trois mois de prison

Thomas ne voulait pas quitter les lieux sans récupérer sa télé et sa PlayStation.

Vidéos :

Léo reconnaît la bagarre, mais il assure ne pas être allé dans la salle de bains et ne pas avoir de fusil. Les gendarmes ont perquisitionné la maison et n’ont pas trouvé d’arme. Il a bien pris une fourche, mais il l’a laissée les dents vers le sol et il n’a menacé personne. Ses menaces n’étaient que verbales.

Tenant compte des condamnations précédentes de Léo, qui purge une peine sous bracelet, la représentante du parquet a requis une peine de 8 mois de détention.

L’avocate de la défense a constaté que Thomas n’a pas porté plainte, que personne n’a constaté des marques d’étranglement et qu’aucune arme n’a été découverte. Elle a plaidé pour une peine qui ne remette pas en cause l’insertion professionnelle de Léo, qui travaille et qui paye régulièrement les sommes dues à sa précédente victime.

Le tribunal n’a pas retenu les faits de violences et menaces avec arme, et, pour violences en état d’ivresse, il a condamné Léo à une peine de trois mois de prison.

(*) : Les prénoms ont été modifiés pour protéger la victime.



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