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Il frappe au ventre sa belle-fille enceinte et part en prison près de Dieppe

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« Jamais, je n’aurais fait ça. Je ne sais plus ce que j’ai fait, je n’en sais rien. » C’est au bord des larmes et la voix rendue tremblante par les sanglots que le prévenu, un homme de 40 ans, tente de se défendre à la barre du tribunal correctionnel de Dieppe (Seine-Maritime). Mi-février, il est jugé pour des faits de violence sur sa compagne, sa belle-fille et sa fille. Les faits sont survenus en début de soirée, le 12 février sur le canton d’Envermeu. C’est sa fille qui appelle, complètement paniquée, les gendarmes. Le prévenu est fortement alcoolisé après avoir bu une bouteille de whisky.

Un appel à l’aide

Il a insulté violemment sa compagne ainsi que sa fille. Il les a poussées et s’en est également pris à sa belle-fille. Cette dernière, âgée de 19 ans, est enceinte. Elle affirme avoir reçu un coup de pied dans le ventre. Le prévenu a du mal à y croire à la barre, mais il ne conteste pas pour autant les faits : « Je suis tombé de haut quand le gendarme m’a dit ce que j’avais fait. Je m’en veux », dit-il.

L’homme de 40 ans a un problème avec l’alcool. Un problème qui, conjugué avec une situation familiale compliquée et une relation chaotique avec sa fille, peut le transformer. « Quand il ne boit pas, c’est vraiment un amour », confirme sa belle-fille.

Des voix dans la tête

Le prévenu n’en est pas à son premier passage devant la justice. Son casier judiciaire porte six mentions, dont certaines pour violences sur sa compagne. « Il faut m’aider » supplie-t-il à la barre. Un appel à l’aide repris par sa compagne et sa belle-fille.

Ces dernières ne demandent aucun dommage et intérêt. « Il m’a déjà dit qu’il entendait des voix dans sa tête, il ne sait pas comment se soigner », explique d’ailleurs sa femme à la barre. Pour l’avocate de la fille du prévenu, les faits sont graves et choquants : « Votre rôle, c’est de protéger votre fille, pas de l’insulter », lui lance-t-elle.

Mandatée par l’association d’aide aux victimes, elle demande 1 500 € de dommages et intérêts. Pour la substitut de la procureure, les faits sont caractérisés. Elle demande 24 mois de prison dont 12 avec sursis et une interdiction de paraître au domicile des victimes.

Un mandat de dépôt

Le tribunal va finalement reconnaître le prévenu coupable de l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Il est condamné à 18 mois de prison dont six avec sursis. Un mandat de dépôt a été prononcé à son encontre pour la partie ferme de la peine. Cela signifie qu’il est parti directement en prison à l’issue de son procès.



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