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il est sauvé par l’intervention dantesque des gendarmes

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Intervention sous haute tension pour le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) des Pyrénées-Orientales. Ce mardi 18 mars 2025, les militaires ont reçu une alerte des pompiers d’Andorre. Un alpiniste espagnol de 26 ans s’est bloqué dans un des couloirs de la face nord du Pic de Font Freda (2 738 mètres), non loin de la station de ski de Porté-Puymorens. « Il était seul et ne pouvait plus progresser », raconte le PGHM sur sa page Facebook.

Une avalanche se déclenche pendant le sauvetage

La situation est délicate. Les gendarmes n’ont pas la position exacte de l’alpiniste en détresse. Ils n’ont pas pu l’avoir au téléphone et ne savent donc pas s’il est blessé. Après avoir consulté la météo – clémente à ce moment-là -, ordre est donné d’envoyer le Dragon 66, le célèbre hélicoptère de la sécurité civile, sur les lieux de l’intervention.

Sur place, une mauvaise surprise attend l’aéronef. Les conditions météorologiques se sont fortement dégradées en quelques minutes. Un brouillard épais est apparu et un fort vent balaie la zone. « L’intervention ne peut se faire par les airs et l’alpiniste n’est pas repéré », explique le PGHM. Les secours sont déposés au sol. Ils devront poursuivre à pied jusqu’au sommet, à l’aide de leur GPS, d’une boussole et d’une carte.


Au moment où ils repèrent l’entrée d’un premier couloir, le vent de sud se lève. « Il effectue un gros transport de neige et surcharge rapidement les premières pentes des couloirs de la face nord. Un des deux secouristes descend en rappel sur corps-mort. Une première avalanche se déclenche », révèlent les gendarmes.

Cette première alerte oblige le secouriste à remonter. Les risques sont trop importants, tant pour l’agent du PGHM que pour la victime, qui pourrait être emportée par une nouvelle avalanche. Les secours doivent se faire à l’idée : ils ne pourront pas venir en aide à l’alpiniste par le haut.

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Hypothermie et gelures

« Un deuxième binôme, parti d’Osséja dès notre dépose par Dragon, est en approche à skis lorsque nous sommes contactés par la victime. Elle a rallumé son téléphone », narre le PGHM.

L’Espagnol indique qu’il se trouve dans le couloir en S, 100 mètres sous le sommet, avec un crampon et un gant en moins. Le binôme de secouristes remonte le couloir tout en veillant à ne pas se faire emporter par la neige. « Le danger de déclenchement spontané d’avalanche est possible », enchaîne la publication.

Le sauvetage a été réalisé dans des conditions météorologiques dantesques. (©Facebook / PGHM des Pyrénées-Orientales)

Après de longues minutes, le duo arrive au niveau de l’alpiniste. La victime est en hypothermie et présente des gelures stade 1 aux doigts. Pour l’évacuer, les gendarmes ne peuvent toujours pas compter sur l’hélicoptère. La météo est encore très mauvaise.

« Il sera finalement pris en charge et extrait rapidement par le bas en technique alpine, encordé avec un secouriste », annonce le PGHM des Pyrénées-Orientales. L’intervention s’est achevée en début de soirée, après qu’une équipe du Samu a pu prendre en charge la victime.

Les conseils des gendarmes avant une ascension

Pas de doute, ce mardi, l’Espagnol aurait pu connaître une fin tragique sans le sauvetage héroïque des hommes de la gendarmerie de haute montagne. Afin d’éviter de nouveaux incidents de ce type, qui mettent aussi les secours en danger, le PGHM recommande vivement aux alpinistes de se tenir informé de la météo et de son évolution au cours de la journée.

Avant une ascension, il est nécessaire d’avoir un téléphone chargé au maximum. « Autoriser le partage de localisation est fortement préconisé. Nous disposons d’une application capable de vous localiser avec précision en vous envoyant un SMS », révèlent les militaires.

Autre rappel logique, mais primordial : il faut disposer d’un équipement adéquat avec l’activité et la saison. « Deux paires de gants en hiver sont essentielles en cas de perte ou de gants trempés », ajoute la gendarmerie.

Enfin, sachez qu’il n’y a aucune honte à ne pas réussir une ascension. Avant de se lancer dans une telle équipée, il est nécessaire de savoir se remettre en question. Si les capacités physiques et mentales sont insuffisantes, il vaut mieux arrêter avant de se retrouver en grande difficulté.



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