Le 7 juillet 2024, il est 3 h du matin lorsqu’une femme domiciliée à Petit-Caux (Seine-Maritime) appelle la gendarmerie.
En cause : son compagnon, avec qui elle vit, tente de rentrer dans la maison. Mais elle ne veut pas qu’il rentre dormir, car il est fortement alcoolisé.
Un geste « qui s’apparente à un coup »
L’homme en question, à la barre du tribunal de Dieppe vendredi 24 janvier 2025, explique qu’il voulait seulement faire du bruit en tapant contre la porte-fenêtre, mais qu’il l’a alors brisée.
Des gendarmes postés à la centrale nucléaire de Penly arrivent sur place. L’homme ne se montre alors pas agressif. Les agents sont rejoints par des collègues de Dieppe et du Tréport.
Un équipage rentre pour parler à la femme. Le compagnon veut les suivre, ce qui ne lui est pas autorisé et il fait un geste qui « s’apparente à un coup ». « On m’a mis au sol et ça m’a énervé, retrace le prévenu. Mais ils n’ont fait que leur travail, ils ont fait face à quelqu’un qui ne coopère pas ».
Il est emmené à la gendarmerie du Tréport, où il refuse notamment de se déshabiller une fois placé en chambre de sûreté.
Lors de son interpellation à Petit-Caux, le prévenu a insulté et menacé les gendarmes, leur disant, entre autres, qu’il pratiquait des sports de combat et qu’il ferait appel à ses amis de son club de motards.
Les gendarmes demandent 3 100 €
Devant le tribunal, le prévenu est donc poursuivi non pas pour les dégradations chez lui, mais pour rébellion et violences sur une personne dépositaire de l’autorité publique.
Il est également poursuivi pour le port « sans motif légitime » d’un pistolet à impulsion électrique, qu’il portait sur lui dans la journée, car il encadrait un festival de musique à Dieppe.
Les trois gendarmes de Dieppe demandent chacun 600 € au titre du préjudice moral, un gendarme de Petit-Caux demande 800 € et un autre 500 €.
Le parquet requiert huit mois d’emprisonnement assorti d’un sursis probatoire de deux ans, avec obligation de suivre des soins psychologiques et addictologiques, ainsi qu’une interdiction de porter une arme pendant cinq ans.
Le tribunal suit les réquisitions du parquet ainsi que les demandes des gendarmes.
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