jnews.fr

Grenoble. Victoire pour la mairie d’Éric Piolle qui fait plier l’État sur un dossier sensible



C’est une victoire pour la mairie de Grenoble. En février 2024, la Ville a saisi la justice – tout comme les municipalités de Strasbourg, Lyon, Bordeaux et Rennes – dans un « recours symbolique ». Elle réclamait à l’État un remboursement des sommes qu’elle a avancées pour « pallier les carences en matière d’hébergement d’urgence« , normalement à la charge du pouvoir central.

Et le tribunal administratif de Grenoble a donné raison à la municipalité, annonce la Ville dans un communiqué transmis à la presse, mercredi 26 mars.

« Les moyens accordés sont largement insuffisants »

Avoir accès à un hébergement est « un droit fondamental, rappelle la Ville. Il doit être mis en œuvre par les services de l’État. […] Or, les moyens accordés par le gouvernement sont largement insuffisants, même s’ils ont été augmentés au cours des dernières années. »

« L’État, seul compétent sur l’hébergement d’urgence, continue d’abandonner les plus précaires et de faire peser sur les communes une charge financière et humaine qui ne leur revient pas », insiste Céline Deslattes, conseillère municipale déléguée à la grande précarité, par voie de communiqué.

La décision du tribunal administratif marque une « première victoire » et « ouvre une brèche » pour faire respecter le droit au logement, poursuit l’élue.

Vidéos :

900 enfants sans solution d’hébergement

La municipalité rappelle qu’en 2024, 100 places en hébergement d’urgence ont été créées, faisant passer à 340 le nombre de places gérées et financées par la Ville, via le CCAS.

Selon la mairie de Grenoble, plus de 4 400 personnes – dont 900 mineurs – seraient en attente d’un hébergement en septembre 2024. Parmi elles, 1 200 vivent à la rue, dont 240 enfants.  



Source link
Quitter la version mobile