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Finistère. La sortie de boîte de nuit des deux copains se termine par un accident

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Leur amitié s’est brisée à Pont-de-Buis (Finistère) après un accident de scooter. Le 21 septembre 2024, au petit matin, les deux hommes de 19 et 22 ans sortaient de boîte de nuit. Le plus jeune, le conducteur, était alcoolisé et avait fumé du cannabis.

Alcool et cannabis

Mardi 25 février 2025, il a comparu au tribunal de Quimper. « Aujourd’hui, c’est l’acte que je vais le plus regretter de ma vie », a-t-il déclaré. Le matin de l’accident, le prévenu avait près de 0,60 g d’alcool par litre de sang et avait pris des stupéfiants.

Ses parents ont été alertés « par un salarié de la discothèque », a précisé la présidente Céline Verny. Et de poursuivre en exprimant son étonnement : 

Ce qui est troublant, c’est qu’ils sont venus vous chercher et récupérer le scooter. Mais ils ne sont pas allés voir la victime.

Pour l’avocate de la partie civile, « ils ont fui avec leur fils, puis ils sont allés garer le scooter, place de l’église. » « Ils vont être entendus ultérieurement sur leur responsabilité », a précisé la procureure, Marie-Noëlle Collobert.

21 jours d’incapacité totale de travail

La victime a été blessée au visage et aux mains. Le jeune homme s’est vu prescrire 21 jours d’incapacité totale de travail à l’hôpital de la Cavale Blanche de Brest.

Vidéos :

Ce mardi, il est venu témoigner à la barre :

Il avait pas mal bu. On aurait pu prendre la navette de la discothèque, mais il voulait rentrer en scooter. J’ai essayé de l’en dissuader, mais il ne m’a pas écouté. Je n’ai pas voulu le laisser partir seul.

Le conducteur ne portait pas de casque. Lui aussi a été sérieusement blessé. Il a reconnu que son deux roues n’était pas assuré. « Son argent, il préférait le mettre dans la consommation de 10 joints par jour« , a ironisé la procureure.

Six mois de prison ferme

Salarié en intérim, il vit chez ses parents. En juin 2024, il avait écopé d’une ordonnance pénale pour des délits routiers sous stupéfiants. Son permis avait été suspendu dix mois.

Au titre de la récidive, le parquet avait requis six mois ferme et six mois avec un sursis probatoire de deux ans. « Totalement hors de proportion et incohérent au regard de l’unique condamnation sur son casier » pour l’avocat de la défense.

Il n’a pas été entendu. Le tribunal a suivi les réquisitions. La partie ferme pourra être aménagée sous la forme d’un bracelet électronique. Le tribunal a par ailleurs prononcé une interdiction des débits de boissons à l’encontre du prévenu et l’annulation de son permis. Il devra enfin indemniser la victime.



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