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Fermeture de classe, terrasses, « ville du quart d’heure »… Les prochains débats du Conseil de Paris



Ce sera le premier Conseil de Paris de l’année. Du mardi 11 au vendredi 14 février 2025, les élus de la capitale se réuniront pour débattre des sujets à l’ordre du jour. Carte scolaire amputée, acte deux de la territorialisation par arrondissements, ou encore place des terrasses estivales seront au cœur des échanges.

Carte scolaire et sécurité chez les jeunes

C’est un sujet qui a suscité l’ire de Patrick Bloche, premier adjoint à la mairie de Paris en charge de l’éducation. La suppression de 110 postes d’enseignants dans le premier degré prévue par le rectorat en raison de la baisse de la démographie est vivement contestée par l’exécutif parisien, qui demande la suspension de ces mesures.

« Nos enfants font les frais de l’incapacité du gouvernement à gérer un budget et de l’académie de Paris à instaurer un dialogue avec les différentes parties prenantes », abonde le groupe Les Écologistes de Paris, alors que les syndicats enseignants ont appelé à une journée de grève massive mardi 11 février.

Sur le plan sécuritaire, le groupe d’opposition Changer Paris s’inquiète de la « banalisation de l’hyperviolence juvénile ». Alors que la mairie de Paris a annoncé un plan pour lutter contre la banalisation du port du couteau chez les plus jeunes, après le décès du jeune Elias porte d’Orléans, ou d’Abbas devant son collège en décembre 2024, le groupe mené par Rachida Dati demande « la mise en place de dispositifs de vidéoprotection autour des établissements sportifs » ou encore « le renforcement de la présence de la police municipale autour des sites sensibles ».

Bilan et acte deux de la ville du quart d’heure

Le conseil va également se pencher sur le deuxième volet du plan de territorialisation des politiques municipales de la Ville, lancé en 2020. Concrètement, il vise à octroyer aux mairies d’arrondissement plus de pouvoir pour offrir à tous les parisiens les différents services de proximité. Ce concept appelé « ville du quart d’heure », vise à faire de l’arrondissement l’échelon de référence.

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Cet acte deux visera à tirer le bilan des mesures déjà prises et de les approfondir notamment sur les questions d’entretien de l’espace public, des situations d’urgence sociale ou de participation citoyenne. Une réforme qui sera raillée par l’opposition, Changer Paris dénonçant un « pétard mouillé », un « exercice d’autosatisfaction bureaucratique de la Ville qui ne changera pas le quotidien des Parisiens ».

Les terrasses estivales dans le viseur de la Cour des comptes

Autre sujet de débat : la gestion des terrasses parisiennes, qui a été pointée du doigt dans un rapport de la Cour des comptes publié fin janvier. Depuis la crise sanitaire, leur présence a connu une augmentation spectaculaire, avec l’autorisation d’extension octroyée aux commerçants d’installer des terrasses éphémères sur des places de stationnement. L’autorité a conclu à une réglementation trop complexe, des nuisances importantes pour le voisinage et des sanctions insuffisantes.

Des conclusions qui vont dans le sens des critiques émises par l’opposition Changer Paris, qui demande un pouvoir plus important des maires d’arrondissement sur la gestion des terrasses estivales, ou encore l’instauration d’un permis à point pour les bars et restaurants concernés.



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