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faux profils, chantage au suicide… l’homme « hypersensible » harcelait son ex

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Il y a à peine un an, il était condamné pour harcèlement sur son ex-petit ami.

Le 13 février 2025, revoilà cet homme de 33 ans au tribunal de Saint-Malo, de nouveau jugé pour harcèlement… Mais cette fois, sur son nouvel ex.

Des messages à gogo

Ça a duré trois semaines l’été dernier : SMS, messages sur à peu près tous les réseaux sociaux, et sur les applis de rencontre en créant de faux profils, tout était bon pour joindre celui qu’il avait pourtant lui-même quitté. Mais il voulait « des explications ».

Alors l’homme use de tous les moyens. Le harcelé finit par déposer plainte et se voit donc en proie à un chantage : le prévenu lui demande de retirer sa plainte sinon il se suiciderait. Et fait des allées et venues devant chez lui…

Il contacte aussi tous les anciens compagnons de son ex : « Je suis un hypersensible, j’ai besoin de comprendre », dit-il à la barre.

« Théâtralisation de l’acte suicidaire »

Autant l’année dernière, le trentenaire reconnaissait une forme de harcèlement, autant cette année : c’est non.

Le psychologue qui l’a expertisé par d’un « échec de la capacité à faire le deuil des relations » et d’une « théâtralisation de l’acte suicidaire ».

Me Guillaume Faist, qui intervient pour l’ex-petit ami déplore « l’absence totale de remise en question » du prévenu : « Vous ne pouvez pas infliger tout cela aux autres parce que vous êtes hypersensible, parce que vous ne vous sentez pas bien. »

Il demande l’interdiction de se présenter dans la commune où réside la victime. « Il doit repartir d’ici avec la certitude d’être protégé. »

« Très fleur bleue »

Pour la défense, Pierre Stichelbaut évoque un homme « très fleur bleue dans ses relations » : « C’est quelqu’un qui est dans une quête permanente d’explications ; les faits cette fois-ci n’ont rien à avoir avec les faits de l’année dernière, qui étaient beaucoup plus graves. »

L’homme est finalement relaxé pour les envois de messages malveillants, mais condamné pour harcèlement en récidive à 4 mois de prison, auxquels s’ajoute la révocation d’un précédent sursis probatoire de 4 mois, et 4 autres mois de sursis probatoire. Il a interdiction d’entrer en contact avec son ex, et de paraître à son domicile.



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