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Faute de rentrée d’argent, ce club de basket de Vendée s’arrêtera en fin de saison



Le président du Basket club La Genétouze Dimitri Ramsamy sonne l’alarme. Si son association ne trouve pas 5 000 € d’ici l’été, elle risque de disparaître. Un crève-cœur pour ce bénévole depuis seize ans.

En termes d’effectif, l’association se porte bien. « Nous avons 98 licenciés. C’est stable. Mais avec une évolution depuis le Covid (2020-2021). Avant, nous avions 50 % d’adultes et 50 % de jeunes. Maintenant, c’est 80 % de jeunes. Nous avons perdu nos seniors hommes et femmes. Et on vient juste de relancer une équipe senior hommes, qui n’existait plus depuis trois ans. »

Deux salariés

Le club genétouzien est en Coopérative territoriale de clubs avec Venansault et Mouilleron-le-Captif. Ce qui permet aux trois structures de financer deux salariés. A condition d’avoir de l’argent.

« Avant, dans nos événements, les adultes consommaient. Là, il faut être honnête, on vend moins de bière. Les mœurs ont changé avec le Covid et avec seulement des enfants qui ne dépensent pas, on a moins de rentrées. Pourtant, notre tournoi fluo d’octobre a bien marché et a permis d’éponger un peu la dette. Mais il y a des choses qu’on doit annuler, faute de réservations. Les vide-greniers n’ont plus la cote, par exemple. »

Le déficit augmente

Dimitri Ramsamy voit depuis cinq ans le trou se creuser. « Payer nos entraîneurs diplômés, ça a un coût. Et comme rien ne rentre, notre déficit augmente. On tourne à 12 000 € de budget par an. Depuis septembre, nous avons cumulé 5 000 € de déficit. On doit 1 500 € au Comité de Vendée de basket, qui est arrangeant. Mais aussi 2 000 € à des fournisseurs. »

Le bénévole constate « un tissu économique faible sur la commune, donc difficile de trouver plus de sponsors. Mais il faut réveiller le tissu associatif et laisser sa chance aux petits clubs qui veulent s’en sortir. Le nôtre a 53 ans. Je ne le laisserai pas partir comme ça. Alors, je tape à toutes les portes pour faire du bruit. Ce n’est pas une mauvaise gestion de notre part. On veut organiser des choses. »

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Lâché par la commune

Le président regrette que les collectivités ne puissent pas les aider. « Le Département n’accompagne que si on a un rayonnement départemental. La commune prête du matériel, mais ne donne pas de subventions. J’ai contacté maintes fois la mairie, mais pour elle, si ça s’arrête, ça s’arrête. C’est arrivé ici à une association de danse qui a fermé. »

Les collectivités n’ont pas vocation à remplir les caisses des clubs. Même en cas d’alerte ? La Roche-sur-Yon a bien renfloué les comptes des basketteuses qui viraient au rouge. « A La Genétouze, non. Et puis notre maire Guy Plissonneau est aussi le président de la communauté de communes Vie et Boulogne. Donc ça ne changera rien de lui demander pour elle. » Sachant que là aussi, l’intercommunalité n’accompagne que les projets intercommunaux.

Cagnotte en ligne

Dimitri Ramsamy inonde depuis le début de semaine les réseaux sociaux en invitant le public à faire un don sur la cagnotte Leetchi du club.

« J’ai fixé 5 000 € et en trois jours, on a déjà eu 800 €. Dont un don personnel du président du Comité de Vendée Jacky Rousselot, avec l’assurance que le Comité va nous soutenir. »

Le président écrit aux parents et prépare un rendez-vous avec la mairie avant la mi-mars. Pour que le ballon orange continue à rebondir sur le parquet de La Genétouze.

Contact : 06 98 57 23 20.



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