Home Faits Divers entraîneur de volley, le quadragénaire couvre une joueuse adolescente de messages sexuels

entraîneur de volley, le quadragénaire couvre une joueuse adolescente de messages sexuels

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Face à ses juges, Jean-Marc* a tenté de minimiser la gravité de ses actes ce mercredi 19 mars tribunal judiciaire d’Évry-Courcouronnes (Essonne). Il était poursuivi devant la 7e chambre correctionnelle pour corruption de mineure, après avoir envoyé des SMS à caractère sexuel à une lycéenne de 16 ans de sa commune, où il gère depuis 2018 un bar à vocation musicale.

« J’ai tendance à être très taquin avec mes clients », s’est justifié l’homme de 43 ans qui s’était proposé pour entraîner des adolescents du club de volley-ball local. Avec la jeune Lydia* il s’est montré particulièrement salace. Il la connaît à peine. Elle est jolie. Le patron de bar lui adresse rapidement des messages via l’application WhatsApp dans le courant du mois de février 2024 dont le ton explicite ne laisse planer guère de doute sur ses intentions. Il lui parle de ses courbes, lui demande si elle dort nue sous sa couette, emploie des expressions pleines de sous-entendus, « c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures crèmes ».

Poursuivi pour une affaire d’agression sexuelle sur son ex-compagne

« J’ai pris conscience en garde à vue que mes propos étaient déplacés » a-t-il reconnu les mains croisées sur son ventre proéminent, même s’il conteste avoir envisagé une quelconque relation avec la jeune fille née en 2007. « Quel regard portez-vous sur ce type de propos », l’a tancé la présidente du tribunal. Le prévenu a mis en avant son attitude générale. Il est, selon ses déclarations, coutumier du fait. « C’est ma manière de m’exprimer. Je suis souvent provocateur et je n’hésite pas à employer des termes grossiers » a-t-il admis tout triturant sa barbe poivre et sel fournie.

Lors de ses réquisitions, le procureur de la République a stigmatisé son attitude en demandant au tribunal de requalifier les faits reprochés au prévenu en infraction pour provocation à la débauche de mineure. Il a finalement été condamné à effectuer, à ses frais, un stage de citoyenneté, et à une amende de 1 000 euros. Il devra aussi indemniser la victime à hauteur de 500 euros.

Jean Marc n’en a pour autant pas fini avec ses ennuis judiciaires. Son bar est au bord de la faillite, à deux doigts de la liquidation judiciaire. D’anciens salariés le poursuivent aux prud’hommes. Il est également convoqué au mois de novembre prochain pour des agressions sexuelles qu’il aurait commises sur son ancienne compagne.

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* Les prénoms ont été changés.



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