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Enfant du pays de Flers, Clothilde-Marie va traverser l’Atlantique en solitaire



Un saut dans l’inconnu. Originaire de Saint-Georges-des-Groseillers (Orne), Clothilde-Marie Bernard se prépare à disputer la Mini Transat, le 21 septembre 2025. Une course en solitaire, sans assistance, à la voile qui se court sur un bateau de 6 mètres 50 de long, « la plus petite classe des courses au large. »
Elle s’effectue en deux étapes : de la France aux Canaries, puis des Canaries à la Martinique. « On traverse l’Atlantique en solitaire, sans assistance, sans communication, sans électronique moderne… », énumère Clothilde-Marie. « On a juste une carte en papier. On est livré à nous-même. »

Une qualification express

Pour se qualifier, la sportive a participé à une multitude de courses. « Le critère est de faire des miles, de la distance », indique l’intéressée. « Le résultat importe peu, il faut enchaîner les courses. »

Après avoir acheté le bateau en mars 2024, elle se lance dans une course effrénée vers la qualification. « J’ai fait un gros sprint en accumulant neuf courses sur une année. » Et ça a fonctionné.

Près d’un mois seule sur son bateau

Les courses de qualification durent entre 1 et 10 jours de navigation. Pour la Mini Transat, ce sera une première étape de 10 à 12 jours, avant une deuxième étape de 12 à 15 jours. Une aventure de près d’un mois : une première pour Clothilde-Marie.

On est en tête à tête avec son bateau. C’est en mer que l’on voit si on l’a bien préparé, car si cela ne fonctionne pas, on est seul.

Clothilde-Marie Bernard

Si c’est son expérience en mer la plus longue, elle va aussi appréhender la nuit sur son embarcation. « J’ai déjà passé une nuit sur le bateau. On s’habitue au bruit, comment la structure réagit… »

Une passion de la voile

L’Ornaise de naissance commence la voile vers ses 20 ans, au moment d’entrer dans son école d’ingénieur. Mais sa passion est née depuis plus jeune.

« Mes grands-parents habitaient Saint-Malo et mon papa m’emmenait voir le départ de la Route du Rhum. Il avait beaucoup de monde et j’adorais l’ambiance. Je voulais travailler dans ce domaine-là », explique Clothilde-Marie.

La passionnée apprend sur le tas et allie ses études d’ingénieur avec sa pratique de la voile. Deux domaines compatibles. « Je connais le bateau, les matériaux, la construction… Cela facilite le projet au niveau technique. »

« La mer, c’est la nature en grand »

Si elle avoue être « très terrienne à la base », l’aventurière se plaît sur l’eau. « J’ai adoré la campagne et mon village. La mer, c’est la nature en grand. On se sent tellement petit au milieu, c’est une rencontre immense. » Un rendez-vous avec les éléments, mais aussi avec soi-même.

À six mois du départ, la sportive de 27 ans a « super envie d’y être, cela me fait rêver. J’ai vraiment un désir de partir en solitaire. Je me suis beaucoup plongé dans les livres des navigateurs, et c’est assez magique. Je l’ai un peu vécu lors de la qualification, mais ce sera encore plus grand. »

Avant le grand saut, elle va venir présenter son métier et son parcours aux enfants de trois classes de l’école Sacré-Cœur à Saint-Georges-des-Groseillers, « où j’ai fait ma scolarité. Je veux montrer que même en ayant grandi à la campagne, il est possible d’aller naviguer et traverser l’Atlantique. »

Clothilde-Marie Bernard est à la recherche de sponsors. Dans l’Orne, elle est aidée par la librairie Quartier Libre. Contact : [email protected] ou sur Linkedin



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