jnews.fr

encore une épicerie fermée par le préfet pour deux mois pour trois infractions



Une nouvelle fermeture administrative a été notifiée par les policiers du commissariat central de Montpellier sur la foi d’un arrêté du préfet de l’Hérault, à l’exploitant d’une épicerie, soupçonné d’avoir cumulé trois infractions réprimées par la loi.


C’est l’enseigne « L’Alim du Carré » qui est située dans la rue Jacques Bounin, proche de l’avenue de Toulouse, dans le quartier de la Croix d’Argent, à Montpellier qui fait l’objet d’une fermeture préfectorale d’une durée de deux mois, sur la foi de rapports des services de police, suite à des contrôles menés en l’espace de quelques semaines.

D’abord, les contrôles ont permis d’établir cette double interdiction, celle de détention frauduleuse et de vente illicite de tabac, ce qui provoque une concurrence déloyale aux débitants de tabac et buralistes d’ici, qui ne cessent de dénoncer ces pratiques, ensuite, la détention illégale d’alcool fabriqués ou importés dans déclaration (c’est obligatoire) en vue de la vente à la clientèle. L’arrêté préfectoral a été notifié à l’épicier ce mercredi 28 janvier 2025. Il ne doit plus ouvrir son établissement avant le 29 mars prochain.

Une des priorités en 2025

Comme le préfet, François-Xavier Lauch l’a rappelé lors d’un récent petit-déjeuner de presse, la lutte va être renforcée cette année contre les dérives de certaines tenanciers d’épiceries de jour et de nuit, de snacks, de restaurants, de bars à chicha et autres qui enfreignent la loi en permanence, en matière de ventes de produits prohibés, dont les bonbonnes de protoxyde d’azote utilisées par les addicts au gaz hilarant, très dangereux pour la santé.

Vidéos :

Sur les réseaux sociaux, Michaël Delafosse se félicite ce jeudi 30 janvier « d’un grand pas qui pourrait être décisif à l’Assemblée nationale dans l’interdiction de la vente de protoxyde d’azote aux non professionnels et à multiplier les actions de prévention », lui qui milite dans ce sens et qui a déjà pris un arrêté ici et que les policiers (nationaux et municipaux) s’emploient à appliquer. Récemment, la brigade de nuit de la police municipale a saisi, cité Gély, des bonbonnes de ce produit nocif et les fameux ballons utilisés pour les inhalations, que certains toxicomane effectuent, alors qu’ils sont au volant de leur véhicule…

Ce vendredi 31 janvier, le préfet de l’Hérault aura l’occasion de livrer officiellement, au lendemain de l’intervention du ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, les chiffres complets des fermetures administratives dans l’Hérault et le bilan des actions connexes à ces comportements déloyaux et contraires à la loi de certains commerçants liées au démantèlement de points de deal et de filières de drogue, puisque des épiceries, brasseries, discothèques et bars à chicha servent souvent de blanchiment de l’argent sale du narcotrafic.

Un appel à l’État

Début janvier, Michaël Delafosse, le maire et président de la Métropole de Montpellier a lancé un appel à l’État et aux autorités concernées, notamment judiciaires pour un changement de loi sur cette question de dérives dangereuses, en prenant la mesure du phénomène des narcotrafiquants, qui continuent d’étendre leur toile. Un appel qui a été entendu et rapidement pris en compte.

Sébastien Cote chez Darmanin

En effet, représentant Michaël Delafosse, empêché, son adjoint en charge de la sécurité, de la police municipale et de la tranquillité publique, Sébastien Cote se trouvait ce mercredi avec Gérald Darmanin, le ministre de la Justice, garde des Sceaux à Paris, où il a été entendu sur le combat mené depuis cinq ans à Montpellier pour, d’abord donner les pouvoirs aux maires d’établir des procédures rapides et moins coûteuses, comme par exemple une procédure de préemption pour réguler l’installation de certains commerces connus pour abriter des trafics et du blanchiment d’argent sale -200 épiceries à ce jour à Montpellier !-, avec des interdictions à la clé, ensuite, pour que l’État prononce des fermetures définitives de ces épiciers, restaurateurs, exploitants de bars à chicha et autres qui cumulent les mêmes infractions avec des récidives rapprochées, ou qui continuent d’accueillir la clientèle, dont des mineurs à qui ils vendent de l’alcool et du protoxyde d’azote, alors qu’ils font l’objet d’une fermeture administrative. 

Selon nos informations, les sénateurs ont fait savoir qu’ils approuvent fortement la démarche et qu’ils encouragent l’initiative du maire de Montpellier et président de la Métropole, pour son appel et son engagement sans faille depuis cinq ans dans ce domaine qui menace à la fois l’état des lieux des finances du pays, à cause des narcotrafiquants pratiquant l’économie souterraine et la santé, en raison de l’inhalation du gaz hilarant. Le garde des Sceaux a été très intéressé par les propositions de la Ville de Montpellier, lui qui veut lancer une guerre sans merci aux narcotrafiquants, avec notamment le projet de regrouper les cent commanditaires les plus dangereux dans un centre pénitentiaire spécialisé, à construire quelque part sur le territoire. À quel horizon a fait ?!



Source link
Quitter la version mobile