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en Vendée, une propriétaire porte plainte contre sa locataire



« Une hausse du phénomène depuis deux ou trois ans » : c’est ce que déplorait l’Union nationale des propriétaires immobiliers dans un dossier que Le Journal des Sables avait consacré aux conflits entre propriétaires et locataires indélicats et/ou mauvais payeurs en avril 2024.

Parmi les témoignages recueillis à l’époque, Anne* avait fait part de son désarroi et expliquait le conflit qui l’opposait alors à sa locataire. Elle racontait alors avoir loué le premier niveau d’une vaste maison récente, située aux Sables-d’Olonne et ce, sans passer par une agence immobilière.

Relations tendues

La profession bien rémunérée de la nouvelle locataire lui inspirait confiance. Si bien que cette dernière s’était installée dans le logement alors que le contrat de location n’est pas encore signé. « Les problèmes ont commencé aussitôt », expliquait Anne qui déplorait le non-paiement des loyers, mais aussi le fait que le sous-sol de la maison, qui n’était pourtant pas loué, se soit retrouvé occupé.

Évidemment, les relations se sont tendues entre la locataire et la propriétaire qui évoquait même des menaces à son encontre.

Des coups

Depuis, aucune issue n’a été trouvée. Au contraire, la tension est encore montée en janvier 2025. « Je l’ai croisée en voiture », raconte Anne.

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« Elle a alors fait demi-tour et m’a fait une queue de poisson. Je me suis arrêtée, car j’ai cru qu’elle voulait me parler. J’ai ouvert la vitre. C’est là qu’elle m’a frappée et insultée. »

Plainte a été déposée au commissariat des Sables-d’Olonne. Le procès-verbal mentionne « plusieurs gifles côté gauche avec une grosse violence ».

Le certificat médical établi à la suite de l’altercation évoque « des acouphènes en réaction à gauche, des douleurs de mastication du côté gauche, des cervicalgies (douleurs au niveau du cou, NDLR) avec contractures musculaires. » Une interruption temporaire de travail a été évaluée à huit jours par le médecin ayant examiné Anne.

La propriétaire déclare avoir ensuite reçu plusieurs messages menaçants qui l’ont incitée à bloquer le numéro de sa locataire.

Lourd préjudice

Au-delà de ce violent épisode, le préjudice est aussi moral et financier.

« Je ne touche aucun loyer alors que je continue à payer 1 600 euros par mois pour le remboursement de cette maison. »

Anne estime à plus de 10 000 euros la somme qui lui est due.

Elle va se tourner vers un avocat spécialisé et espère pouvoir mener à bien une procédure d’expulsion, avec la fin de la période de trêve hivernale le 31 mars.

Non sans crainte sur l’état dans lequel elle retrouvera son bien. Mais pour elle, « la confiance est rompue. La location, c’est terminé. »

(*) prénom d’emprunt



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