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En Sarthe, une femme passée à tabac en pleine rue le jour de son anniversaire par son compagnon



Le 5 février 2025, à minuit, des policiers interviennent au Mans (Sarthe) à la suite d’un signalement de violences sur la voie publique.

Des témoins affirment avoir vu un homme garer sa voiture à contresens, puis étrangler une femme avec le nez en sang, avant de vouloir la faire monter de force dans sa voiture.

La femme a été battue à plusieurs reprises par son compagnon

Interpellé, l’homme, alcoolisé, conteste les déclarations des témoins.

Quant à la jeune femme, elle explique que son compagnon s’en est pris violemment à elle parce qu’elle a, selon lui, tardé à lui indiquer… une sortie ! Et ce, le jour de ses 25 ans.

Il a fini par me faire croire que c’était normal, qu’il fallait qu’il m’éduque.

La victime

La jeune femme explique qu’elle est très régulièrement l’objet de violences de la part de son compagnon, avec qui elle vivait à Tours (Indre-et-Loire). C’est pour cette raison qu’elle a décidé de se réfugier chez ses parents, au Mans.

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Elle raconte avoir été battue le Jour de l’an avant d’être jetée toute nue sur le palier de son immeuble.

« C’est une menteuse », a contesté l’homme, allant jusqu’à nier son alcoolisation, pourtant attestée d’un test d’alcoolémie positif.

Plus tard, au cours de son audition par les policiers, il admettra des violences en déclarant que la victime « a dû se manger un coup ».

« Ce n’est pas de la violence en mode coups portés »

Le prévenu était déjà connu de la justice, notamment pour des faits de trafic de drogue. Il est également sous le coup d’une procédure pour viol.

Devant le tribunal, le 5 février, il a contesté les faits qui lui sont reprochés avant de les nuancer. Grand, athlétique, vêtu d’un pull gris et d’un jean noir, il a fini par admettre avoir asséné « un revers de la main qui l’a fait saigner ».

« J’ai essayé de la calmer, mais ils ont appelé la police », a-t-il ajouté, pestant contre les témoins.

Puis il précise n’avoir commis que des violences légères : « Ce n’est pas de la violence en mode coups portés. »

Enfin, avec un culot d’acier, il déclare : « Ce n’est pas elle qui est sous emprise, c’est moi qui suis sous emprise ».

Trente mois de prison ferme pour le coupable

À la suite de l’avocate de la victime, qui a dénoncé des violences inacceptables et pointé le traumatisme de sa cliente, la procureure a déploré la « banalisation des violences conjugales » dans la bouche du prévenu.

La procureure a requis une peine de trois ans de prison ferme avec un maintien en détention.

Quant à Me Marine Flosseau, l’avocate du prévenu, elle a demandé une peine adaptée pour son client et que celle requise soit ramenée à de plus justes proportions.

Reconnu coupable, le prévenu a été condamné à trente mois de prison ferme, sans aménagement.

Il est maintenu en détention.



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