Dans la nuit du dimanche 23 février 2025, un homme a été repéré par la police, « pressant le pas » dans la zone d’activités Aprolis de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) où l’alarme d’une entreprise venait de se déclencher. Une porte du site a été forcée, mais l’effraction a échoué. Dans le sac du suspect, une lampe de poche, un tournevis, une pince. « Vous allez sans doute trouver mes empreintes sur la porte », avance cet homme de 43 ans aux agents, expliquant être en quête « d’un vélo ou d’une trottinette pour chercher du travail ».
Jugé en comparution immédiate mercredi 26 février 2025, pour cette affaire et trois autres cambriolages ou tentatives commis depuis juillet 2023, le prévenu a gardé ce même ton désinvolte.
Accepte-t-il d’être jugé le jour même ? « Tant qu’à faire, maintenant que je suis là ». Ses traces de sang retrouvées sur place ? « J’aurais pu les essuyer. Mais comme ça, les victimes peuvent demander à être indemnisées. »
Ce sans domicile fixe est ainsi jugé pour le vol d’un ordinateur dans un bâtiment de la mairie, mais aussi pour un cambriolage nocturne commis le 30 novembre 2024.
« On dormait, même les chiens n’ont rien entendu », est venue témoigner la propriétaire.
« Heureusement au fond, on ne sait pas ce qui serait arrivé. »
« Une valeur sentimentale »
Des bijoux avaient été dérobés.
« Ils avaient surtout une valeur sentimentale. Cela me touche beaucoup », ajoute-t-elle, des sanglots dans la voix.
« Ils ont été revendus sous le manteau », reconnaît le mis en cause. Lequel avait également dérobé la carte bancaire de la fille, avec laquelle il avait fait des achats en sans contact dans des boulangeries et bureaux de tabac de Saint-Nazaire.
Déjà condamné à 17 reprises, et encore en novembre 2024 pour d’autres cambriolages, cet homme en errance, longtemps toxicomane mais désormais abstinent soutient-il, ne s’est « aucunement remis en question », estime le parquet de Saint-Nazaire, soulignant les « répercussions profondes pour les victimes ».
Le quadragénaire a été condamné à 18 mois de prison ferme avec maintien en détention.
À sa sortie, il sera interdit de séjour à Saint-Nazaire pendant trois ans.
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