Le 14 octobre 2024, en fin d’après-midi, les gendarmes procèdent à un contrôle de vitesse sur la commune de Ste Gauburge-Ste Colombe (Orne) lorsqu’ils enregistrent une Opel Astra noire à une vitesse de 92 km/h au lieu des 50 km/h maximum imposés.
Alors que le conducteur ralenti, met son clignotant pour se stationner, il se met soudain à accélérer et à prendre la fuite. Néanmoins, les forces de l’ordre auront le temps, de relever l’immatriculation du véhicule et une description du conducteur.
Malgré leurs recherches, ce conducteur ne sera pas retrouvé. Cependant, vraisemblablement pris de remords, il se présentera spontanément à la gendarmerie et reconnaîtra les faits. Outre la vitesse excessive et le refus d’obtempérer, les gendarmes vont également constater qu’il n’est plus titulaire du permis de conduire et que le dernier contrôle technique remonte au mois de décembre 2018.
Il dit avoir paniqué
A la barre du tribunal, ce conducteur, âgé de 40 ans, explique qu’il a voulu s’arrêter, mais qu’il a été pris de panique et s’est enfui. Ce n’est qu’arrivé chez lui qu’il a réalisé que son comportement était stupide. Au sujet de son permis de conduire, il est annulé depuis 2019 et il ne l’a jamais repassé pour des problèmes financiers. Son véhicule a, par la suite, été volé et a été retrouvé totalement incendié dans un champ.
« Cet homme a choisi, délibérément, d’aggraver sa situation et de causer plus de danger aux autres en prenant la fuite », souligne le procureur de la République qui estime important que cet homme repasse son permis de conduire.
Des obligations requises
Il a requis pour le refus d’obtempérer, une peine de quatre mois de prison assortis du sursis probatoire pendant 18 mois avec une obligation de soins, de travail, de payer les sommes dues au trésor public et de se présenter aux épreuves du permis de conduire.
Pour la conduite malgré annulation de son permis de conduire, une peine de deux mois de prison avec le même sursis et les mêmes obligations outre deux amendes contraventionnelles de 135 €.
Du sursis pour le refus d’obtempérer
Il sera finalement condamné pour le refus d’obtempérer à une peine de trois mois de prison assortis du sursis probatoire pendant 18 mois avec les obligations de travail, de payer les sommes dues au trésor public et se présenter aux épreuves du permis de conduire.
Pour la conduite malgré annulation du permis, il devra s’acquitter d’une amende de 1 000 €, outre deux amendes contraventionnelles de 135 € chacune.
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