jnews.fr

Elon Musk, Jair Bolsonaro, Viktor Orban… L’extrême droite du monde entier soutient le RN



Hongrie en tête, de nombreuses voix se sont élevées ce lundi 31 mars 2025 dans l’extrême droite européenne et au-delà pour dénoncer le sort de Marine Le Pen, condamnée par la justice française à cinq ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics.

« Abus du système judiciaire »

Le milliardaire Elon Musk, proche conseiller du président américain Donald Trump, s’est joint aux critiques en fustigeant un « abus du système judiciaire » et a mis en garde contre « un retour de bâton ».

Donald Trump a, quant à lui, comparé ce lundi 31 mars la condamnation de Marine Le Pen à ses propres affaires judiciaires aux États-Unis, estimant que l’inéligibilité pour cinq ans de la dirigeante du Rassemblement national était « une affaire très importante ».

« Cela fait penser à notre pays, cela ressemble beaucoup à notre pays », a déclaré Donald Trump, lui-même condamné l’an dernier dans l’affaire des paiements cachés à une actrice de films X.

L’ex-président brésilien d’extrême-droite Jair Bolsonaro (2019-2022), lui-même condamné à une peine d’inéligibilité au Brésil, a lui dénoncé une « persécution » de Mme Le Pen.

« J’espère et j’encourage Mme Le Pen à surmonter cette persécution et à se présenter à la prochaine élection présidentielle » en 2027, a-t-il écrit sur son compte X.

Vidéos :

Marine Le Pen va faire appel

La dirigeante du Rassemblement National (RN), qui va faire appel, voit désormais son avenir sérieusement compromis alors qu’elle faisait figure de favorite pour l’élection présidentielle de 2027 après trois tentatives infructueuses.

« Je suis Marine! », a lancé dans un cri de ralliement sur X son allié hongrois Viktor Orban.
Pour le Premier ministre nationaliste, elle vient grossir les rangs des « patriotes » victimes selon lui d’une cabale, à l’instar de Donald Trump ou de Matteo Salvini.

« Choquée »

Le vice-Premier ministre italien, qui a eu lui-même maille à partir avec la justice de son pays, l’a exhortée à « ne pas se laisser intimider ». « En avant toute, mon amie ! », a-t-il écrit. 
Il a dénoncé la « déclaration de guerre de Bruxelles », aux sources selon lui de la condamnation de Mme Le Pen, accusée d’avoir fait prendre en charge par le Parlement européen des personnes qui travaillaient en réalité pour le RN.

Face au verdict jugé politique des tribunaux, tous ont appelé à poursuivre le combat.
« Ils n’arriveront pas à faire taire la voix du peuple français », a averti le leader du parti espagnol Vox Santiago Abascal. 

Il avait convié en février à Madrid la députée française, aux côtés de Viktor Orban et d’autres chefs de file du groupe parlementaire européen Patriotes pour l’Europe, lequel a dans un message sur X évoqué une « dérive autoritaire alarmante au sein de l’UE ».

Aux Pays-Bas, le patron de l’extrême droite Geert Wilders s’est dit « choqué » par un jugement « incroyablement sévère ».

Je suis persuadé qu’elle gagnera en appel et qu’elle deviendra présidente de la France.

Geert Wilders
Patron de l’extrême-droite

Seule exception dans ce concert européen, le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD), interrogé par l’AFP, n’a pas souhaité réagir, le RN ayant pris ses distances avec cette formation aux positions très radicales en raison de divers scandales.

Calendrier de l’appel

« Je ne vais pas me laisser éliminer ainsi », a martelé la députée du Pas-de-Calais, mettant sur la table une exigence qui devrait se retrouver dans toutes les prises de paroles du parti lepéniste : une audience en appel rapide, espérant qu’une décision plus clémente lui permette d’être sur la ligne de départ en 2027.

La question est au cœur de l’avenir politique de Marine Le Pen, mais les délais habituels de la justice ne semblent pas de nature à éclaircir son horizon. 

Le procès en appel ne devrait pas se tenir, au minimum, avant un an, avec une décision plusieurs semaines plus tard, soit pas avant la fin 2026, à quelques mois de la présidentielle. Et sans garantie que la cour d’appel rende une décision différente de celle du tribunal.

« Ce n’est pas moi qui en ai la maîtrise, je peux demander ce que je veux… », a d’ailleurs reconnu la députée du Pas-de-Calais lundi soir, avant de retrouver un ton plus offensif : « il faut que la justice se hâte ».

Source AFP



Source link
Quitter la version mobile