
Lassée par toutes les affaires de violence faite aux femmes, l’association Les Simone Veillent monte au créneau.
Dans un communiqué qu’Actu Rugby s’est procuré, elle déplore l’attitude du club de Béziers à l’égard de deux de ses joueurs condamnés par la justice pour de tels faits, et demande à la FFR que les licences soient suspendues pour l’un, et retirées pour l’autre.
Tupuola et sa mission auprès des femmes…
Petit retour en arrière. Le 13 novembre dernier, le centre Taleta Tupuola a été condamné à 14 mois de prison avec sursis pour des faits de violence conjugale qu’il a reconnus.
Depuis le 6 décembre, le Néo-Zélandais reporte les couleurs de l’ASBH et a même disputé 6 rencontres. Ce qui scandalise l’association Les Simone Veillent. « L’ASBH l’a réintégré alors qu’il avait roué de coups son épouse devant leur fils de 3 ans pour ensuite l’avoir jetée, du premier étage de leur habitation, par l’escalier, lui provoquant ainsi une fracture de treize centimètres au crâne », déplore-t-elle.
La réintégration de Tupuola était liée à la condition de son engagement dans une mission auprès de femmes victimes de violences conjugales. La présidente Chantal Lapuerta s’étouffe : « L’ASBH a clairement décidé de mettre le loup dans la bergerie. C’est ainsi que victimes et agresseur cohabitent désormais pour lisser l’image d’un club de rugby. […] J’y vois une provocation et une mise en danger de la vie d’autrui ».
Hans N’kinsi, le récidiviste
Le 16 décembre, le tribunal correctionnel de Béziers a reconnu coupable de violences conjugales en état de récidive le deuxième ligne Hans N’kinsi. Il a été condamné à un an de prison ferme. Une décision dont il a interjeté appel. L’ASBH, elle, a décidé de ne plus lui donner accès au terrain en attendant la décision de la Cour d’appel.
L’association s’étonne de la différence de traitement de la part de l’ASBH envers ses deux joueurs. « Bien que Taleta Tupuola ait été condamné à une peine de prison avec sursis et non à une peine de prison ferme, il n’en demeure pas moins que ses actes de violences sont aussi graves que ceux d’Hans N’Kinsi ».
Elle déplore par ailleurs les termes du maire et ancien actionnaire principal de Béziers, Robert Ménard, qui avait qualifié de « bêtises de gamin » l’attitude du n°9 Samuel Marques lors de la Nuit du Rugby le 23 septembre 2024. Totalement ivre, il avait jeté un verre et craché sur une hôtesse.
Licence retirée et suspendue
L’association Les Simone Veillent en appelle à la FFR et demande d’agir afin de montrer sa prise de conscience quant au sujet des violences faîtes aux femmes. Elle souhaite la suspension par la FFR de la licence d’Hans N’Kinsi jusqu’à la décision définitive de la Cour d’appel, et par ailleurs le retrait définitif de celle de Taleta Tupuola.
L’association rapporte qu’elle s’est rendue au siège de la FFR à Marcoussis en janvier dernier afin de rencontrer le président Florian Grill. Elle lui a évoqué ces sujets, mais aussi soumis une charte d’engagements pour enrayer les violences faites aux femmes au sein des clubs de rugby français.
Rien n’est pour l’heure acté, même si les discussions se poursuivent.
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