. Foutage de gueule et racisme
Celui-là a déjà une trentaine de condamnations sur son casier judiciaire, mais bien que les témoignages et même parfois les images l’accablent, il a réponse à tout. Un art consommé de tout justifier, surtout ce qu’il n’a pas fait, n’a jamais fait et ne fera jamais. Cette fois, il est poursuivi pour des vols ou tentatives de vols commis dans des exploitations agricoles et une habitation dans le secteur de Caulnes (Côtes-d’Armor). Mais lui ne vole pas, il fait « du démarchage, j’achète et je revends la ferraille, c’est normal qu’on me voie près des fermes », tente-t-il de se justifier.
Il est déjà actuellement derrière les barreaux et n’a pas l’intention d’y prolonger son séjour. Quand le tribunal le condamne à y rester 8 mois supplémentaires, il hurle au « foutage de gueule » et ne veut voir dans cette peine que du « racisme ».
Il s’emporte. L’escorte de gendarmes qui l’accompagnait a eu du mal à le maîtriser mais a pu le reconduire vers sa cellule.
. Mordu par un chien : la propriétaire relaxée ?
Les faits remontent à octobre 2021 à Beaussais-sur-Mer (Côtes-d’Armor). Un retraité promène en laisse son petit chien. En passant devant une propriété privée, ils sont agressés par un autre chien qui saute par dessus sa clôture.
L’homme, en voulant protéger son animal, est mordu et sérieusement blessé à l’avant-bras.
La propriétaire de « l’agresseur » devait répondre devant le tribunal des agissements de son chien. Pourtant, elle pourrait être relaxée, ainsi que l’a requis le Parquet, s’appuyant sur un arrêt récent de la Cour de cassation, pour qui il doit y avoir violation manifeste d’une obligation de prudence et de sécurité. Ce qui ne serait pas le cas en l’espèce, le chien agressif s’étant échappé d’une propriété privée à l’insu de sa propriétaire.
Le tribunal a mis sa décision en délibéré.
. Une zone agricole… n’est pas artisanale
Ce couple de retraités de l’agriculture avait loué, sur la côte d’Emeraude, un de ses hangars à une entreprise de travaux publics, dérogeant par conséquent aux règles d’urbanisme de Dinan Agglomération. Le maire de la commune avait dressé un P.V. d’infraction.
Pour le procureur de la République, « il ne peut y avoir d’autres activités qu’agricoles sur une parcelle agricole ». Il a requis des amendes à hauteur de 800 € pour chacun des deux retraités ainsi que pour le patron de l’entreprise de TP, une autre amende de 4 000 € pour l’entreprise de TP (en redressement).
L’affaire a été mise en délibéré.
. Depuis le décès de son épouse, il n’est plus le même
C’est ainsi que s’est justifié un homme de 71 ans, fonctionnaire assermenté en retraite, poursuivi pour des violences sur sa concubine… rencontrée 15 jours auparavant sur un site internet, avec laquelle il assure n’avoir eu aucune relation intime.
Le hic, c’est qu’au moment des faits, il se trouvait en situation de récidive légale. « C’est la quatrième fois que cela se produit, il a déjà été condamné à trois reprises pour des faits similaires sur d’autres victimes. Ça fait beaucoup. C’est un homme violent qui n’assume pas, qui ne reconnaît pas ».
Le prévenu a été condamné à 12 mois de prison dont 6 avec sursis et à une amende de 800 € pour le préjudice moral, en sus de différentes obligations (de soins, d’indemniser la victime…) et d’interdictions (comme d’entrer en contact avec la victime).
. La gourmandise est un vilain défaut, l’usage de stups aussi !
C’est parce que lui est venue une soudaine envie de hamburger que ce cuisinier de 23 ans a pris le volant ce soir de décembre 2023. C’était le véhicule de son passager, « mais j’ai préféré conduire à sa place parce que je ne suis pas en confiance quand il conduit après avoir fumé ».
Problèmes : il était lui-même sous l’emprise de stupéfiants, n’avait plus le permis de conduire et a refusé de s’arrêter lorsqu’il est arrivé sur un contrôle de gendarmerie.
« C’est un danger public et un multirécidiviste qui depuis 2021 a cumulé quatre condamnations sur son casier »
L’homme, qui vient d’obtenir un premier emploi en CDI, a été condamné à 5 mois de prison ferme (qu’il effectuera sous bracelet électronique), à une amende de 500 €, avec interdiction de passer son permis de conduire avant trois mois.
En sus, une précédente peine de 3 mois de prison avec sursis a été révoquée et commuée en peine ferme (aménageable).
. Peuvent plus se voir !
Ce jeune de 23 ans a croisé le regard de son ex-petite amie (durant 3 ans) dans une boîte de nuit de la région. Bousculade. Il se fait dégager de la piste par le videur, et ne trouve rien de mieux, une fois sur le parking de la discothèque, que d’aller casser le rétroviseur de la voiture de la victime.
Conscient de sa bêtise, il l’a remboursée des frais engagés dans les jours qui ont suivi.
Pas suffisant pour s’éviter une convocation devant les juges. Qui auront bien du mal, toutefois, à déterminer qui de lui ou d’elle en premier a bousculé l’autre.
Le Procureur a sa petite idée, et a requis 5 mois de prison avec sursis à l’encontre du jeune homme, au casier judiciaire jusqu’alors vierge.
. Quand il s’énerve, il a la hache facile
Cet ancien militaire de 53 ans était convoqué pour trois affaires distinctes avec quand même en commun d’être révélatrices de sa dangerosité quand il a bu, « dans ces cas-là, je fais n’importe quoi », a-t-il admis et s’en excusant.
Il purge actuellement, sous bracelet électronique, une précédente condamnation pour des faits similaires.
Cette fois, il lui est reproché d’avoir menacé le personnel et les clients d’un bar avec une hache qu’il était allé chercher dans sa voiture après une conversation qui avait mal tourné (août 2023) ; d’avoir proféré des menaces de mort une autre fois, contre son propre frère (mars 2024) ; et encore une autre fois, en janvier dernier et alors qu’il sortait de prison, d’avoir menacé à la cantonade, « de tout faire péter », se référant à son passé d’artificier et évoquant un compte à régler sur lequel il est resté mystérieux malgré l’insistance des magistrats à en savoir plus.
« Est-ce que vous vous rendez compte que vos propos peuvent faire très peur à ceux qui les entendent », lui a fait observer le Procureur.
Le prévenu, dépressif, s’est réfugié dans son envie d’en finir avec sa propre vie. Il a été condamné à deux ans de prison dont un an avec sursis probatoire.
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