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Développement des éoliennes en mer, le port de Brest se prépare

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Un chantier d’envergure a démarré au port de Brest. Il vise à améliorer les capacités de résistance des sols de 15 ha sur les 40 ha du terminal EMR (Énergies marines renouvelables) du polder. Les travaux, d’un montant de 18 millions d’euros, s’échelonneront sur 32 mois, soit jusqu’en juillet 2027. Ils seront menés par le groupement d’entreprises constitué de Charier Grands Terrassements, Marc SA et Lagadec, avec Egis Port en tant que maître d’œuvre.

Il s’agit ici de pouvoir accueillir des charges de structures éoliennes. « Viendra ensuite l’étape de l’industrialisation. La souveraineté énergétique passe essentiellement par le nucléaire et l’éolien en mer. Le marché, gigantesque, va exploser à l’horizon 2033 », souligne Christophe Chabert, président du directoire de BrestPort, la société gestionnaire du port de Brest. 

Christophe Chabert, président du directoire de BrestPort, la société gestionnaire du port de Brest. ©Julien Saliou

« Brest peut être le centre névralgique de cette économie bleue »

À terme à Brest, l’objectif est de pouvoir construire et assembler 30 flotteurs d’éolienne par an et d’y intégrer les turbines. « Un flotteur fait la taille d’un terrain de foot », glisse Christophe Chabert, pour se rendre compte de la taille des engins. 

Le port doit donc être prêt pour ne pas rater l’opportunité de pouvoir compter sur de nouvelles activités. D’autres en France ont également lancé des chantiers de développement pour l’accueil des énergies maritimes : Cherbourg, en Normandie, et Port-la-Nouvelle, en région Occitanie. « Marseille, La Rochelle et Saint-Nazaire ont lancé des plans », ajoute Christophe Chabert. 

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Aujourd’hui, 1 500 à 2 500 personnes, en comptant les sous-traitants, travaillent au port de Brest. Dans quelques années, ils pourraient être le double. « Brest peut être le centre névralgique de cette économie bleue. La ville est à la pointe, ce qui peut être un inconvénient, mais également une opportunité. » Car il faudra des parcs éoliens au large de la Bretagne, et Brest se positionne au cœur de trois marchés : Atlantique, Manche et Mer Celtique. 



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