Home Faits Divers deux Vendéennes parmi les victimes de l’ex-chirurgien pédophile

deux Vendéennes parmi les victimes de l’ex-chirurgien pédophile

29
0



Une habitante de La Roche-sur-Yon figure parmi les 299 victimes de l’ancien chirurgien Joël Le Scouarnec, dont le procès a démarré ce lundi 24 février 2025 à Vannes devant la cour criminelle départementale du Morbihan.

Les enquêteurs avaient en effet retrouvé la trace de cette femme en recoupant le fichier intitulé Vulvette par l’accusé : il y écrivait y avoir mis son doigt « dans la vulve sale » de cette petite fille alors âgée de huit ans, qui habitait Le Bono (Morbihan) et qui venait d’être opérée d’une appendicite à la clinique du Sacré-Cœur à Vannes.

« Je me suis mis au pied du lit pour contempler sa vulve de fillette impubère… », avait aussi écrit Joël Le Scouarnec, un jour, dans son « journal intime ». « Je n’étais malheureusement pas seul avec la gamine. » Le lendemain, il était toutefois parvenu à ses fins.

Suite à ces viols, cette femme âgée aujourd’hui de 36 ans était régulièrement en proie à des « manifestations massives d’angoisse » à l’idée d’être hospitalisée et avait « une phobie des opérations », avait relevé une psychologue.

« Ces éléments peuvent avoir un lien avec les faits » : la mémoire du corps « provoque un retour d’angoisse quand le contexte renvoie à la situation traumatique », avait expliqué l’experte. Et de « nouveaux symptômes » sont apparus « depuis la révélation des faits » : la mère de famille a des « troubles du sommeil avec angoisse nocturne » au sujet de sa propre fille, qui a aujourd’hui le même âge qu’elle quand elle avait été opérée de l’appendicite.

Accusations « ridicules » pour Le Scouarnec

L’ancien chirurgien, lui, a tenté de minimiser les faits au cours de la procédure : il n’a reconnu que des « attouchements » mais pas de « viol ». « Si Joël Le Scouarnec explique avoir majoré ses gestes dans ses écrits, il reste qu’il n’a aucun souvenir de ce fait précisément et qu’il a décrit précisément une pénétration digitale », avait rétorqué la juge d’instruction dans l’ordonnance de mise en accusation qui le renvoyait devant la cour criminelle départementale pour « viols ».

Vidéos :

Le médecin sera jugé pour le même motif pour des faits commis sur une autre Vendéenne : il faisait un remplacement en pédiatrie aux Sables-d’Olonne en juillet 2003 quand elle y avait, elle aussi, été opérée d’une appendicite. Cette « mignonne petite fille de 10 ans ». Là aussi, il décrit en détail les sévices qu’il lui a fait subir dans son « journal intime ».

Cette habitante de Givrand, âgée de 32 ans, avait « immédiatement reconnu » le médecin lors du tapissage photographique fait après la révélation des faits : elle a « des flashs » et « des souvenirs plus moins précis des gestes » qu’avait faits ce médecin « froid », « ne souriant pas » et « ne parlant pas ».

Après ces viols, de « nombreuses pathologies gynécologiques » et des « problèmes de poids » lui ont été diagnostiqués « sans que le corps médical ne parvienne à en trouver les causes ». Elle avait même été dans « l’incapacité de continuer son métier » puisque celui-ci la « mettait en relation avec des médecins », avait souligné la juge d’instruction en charge de l’enquête sur les crimes de Joël Le Scouarnec.

L’ancien médecin, lui, juge « ridicules » les accusations de son ancienne patiente : s’il avait « pu la pénétrer », elle aurait « forcément réagi ».

« L’expertise […] a mis en évidence […] que rien ne permettait d’affirmer qu’une pénétration digitale vaginale chez une enfant prépubère soit nécessairement si douloureuse qu’elle entraîne une réaction de défense », avait répliqué sur ce point la juge d’instruction.

Au cours de ces quatre mois de procès, la plaignante pourra compter sur le soutien de ses parents, qui habitent à L’Aiguillon-sur-Vie et qui se sont, eux aussi, constitués parties civiles.



Source link

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here