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Deux supporters du FC Nantes jugés pour avoir fait vivre un « cauchemar » à une famille à la Beaujoire

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Lors du match Nantes-Marseille au stade de la Beaujoire le 1er septembre 2023, la famille de William Mahé – qui supportait l’OM et qui était installée en tribune Océane – avait été prise à partie très tôt dans le match. Après le premier but d’Ismaila Sarr (OM) à la 4e minute de jeu, elle avait été la cible d’insultes mais aussi de « crachats » et de « jets de gobelets de bière et d’urine », a-t-il été rapporté à l’audience. Les tensions avaient redoublé après l’expulsion de Bastien Meupiyou (FCN) dès la 9e minute et l’égalisation des Canaris par Mostafa Mohamed à la 39e minute de jeu. Le quadragénaire de Donges avait alors été pris de vomissements répétés à la 41e minute, deux minutes après ce but de l’attaquant égyptien du FC Nantes, puis avait perdu connaissance.

Le « premier match » dans un « stade de grands » pour son fils de 6 ans

Secouru par un autre spectateur, par ailleurs pompier volontaire, le père de famille avait ensuite été pris en charge par les secouristes puis réanimé sur le trajet en direction de l’hôpital.

Le retentissement médiatique de l’affaire avait ensuite permis, sur le plan judiciaire, l’identification de trois supporters de la tribune Loire particulièrement virulents.

L’un d’eux, Laurent X, a vu son procès renvoyé ce mercredi 29 janvier 2025 en raison d’un problème de santé de son avocat…

Mais les deux autres, Stéphane X et Melvin X, ont pu être jugés par le tribunal correctionnel de Nantes pour « violences aggravées » après que celui-ci ait opté pour une « disjonction » des poursuites.

Le premier, qui habite en Vendée, a rejeté toute responsabilité dans cet infarctus : il a admis avoir « craché » sur une « personne seule » qui lui aurait elle-même envoyé un « crachat » et un « gobelet de bière », mais pas sur William Mahé et sa famille.

« Je ne les ai jamais vus », a assuré cet intérimaire dans le bâtiment de 50 ans, qui vient de faire l’objet d’un licenciement économique :

« Étant moi-même père de famille, jamais je ne m’en serais pris à une famille et un enfant. »

Le second, un jeune de Savenay de 22 ans, a lui aussi reconnu avoir « insulté » et « craché » en direction de la tribune Océane, mais ces comportements n’étaient « pas destinés à la famille ».

Du côté des parties civiles, les suites de ce match au stade de la Beaujoire ont été compliquées : William Mahé, pompier à la raffinerie TotalEnergies de Donges, a dû se reconvertir comme agent de logistique.

Un cardiologue cité dans le dossier a fait un lien entre son infarctus et le « stress aigu » que lui ont causé ces invectives des supporters.

« Cauchemar »

Le père de famille reste aussi affecté de nombreuses « lésions psychologiques », selon un médecin qui l’a examiné.

Lui qui venait simplement accompagner son fils de 6 ans pour son « premier match » dans un « stade de grands » ne pensait pas que cela virerait au « cauchemar ».

Cette « angoisse » de perdre un proche dans ces conditions a généré un « traumatisme qu’on a vécu et que l’on vit encore », explique Alicia, son épouse. Le FC Nantes s’est aussi constitué partie civile dans cette affaire pour signifier qu’il « ne cautionne aucun fait de violence dans les stades ».

Le procureur de la République a pour sa part demandé au tribunal correctionnel de Nantes de condamner le premier des deux prévenus, un « brave père de famille sans casier judiciaire », à seize mois de prison avec sursis. Il en a demandé quatorze pour le jeune de Savenay.

Les juges ont mis leur décision en délibéré au 17 mars.

Agence PressPepper



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