À l’occasion de son dernier plateau à domicile de la saison, dimanche 16 mars 2025, les Diables cadurciens, l’équipe du Cahors Lot XIII à fauteuil, coachée par Benjamin Bro, a reçu la visite de la Préfète du Lot, Claire Raulin, qui était venue accompagnée du responsable du SDJES (Service Départemental à la Jeunesse, à l’Engagement et aux Sports), Xavier Thuries. Cette visite précède un déplacement important, pour deux joueuses de l’effectif.
Quatre questions à la préfète
Quel est l’objet de votre visite de ce jour ?
J’ai répondu à une invitation du club et de l’équipe, que j’avais rencontrée au dernier Forum des Sports, à Cahors, m’étant arrêtée à leur stand. Personnellement, je suis très engagée dans le sport et j’entends faire connaître la vitalité des clubs sportifs, qui véhiculent de belles valeurs. Le rugby, et notamment à XIII, en est un bel exemple.
Comment l’État soutient le handisport ?
Nous accompagnons les organismes de para-sport et d’handisport et nous apportons notre soutien à toute fédération sportive. Avec le Département du Lot, nous soutenons une politique d’inclusivité, au sein des clubs sportifs.
À l’issue des rencontres de ce jour, quelles sont vos impressions, et notamment au regard de la prestation de l’équipe cadurcienne ?
C’était la première fois que je voyais, ainsi, du rugby fauteuil. Malgré leurs défaites (NDLR : 12-24, face à l’équipe de Biganos, et 18-32, face à celle de Vichy), je suis agréablement surprise par la qualité du collectif des Diables cadurciens, qui ont fait preuve de beaucoup de persévérance et de rapidité dans leur jeu.
Comment veillez-vous, aux côtés de l’État et des services dédiés, au développement de la pratique sportive, et notamment des sports plus méconnus ?
On travaille avec les fédérations sportives en faveur du développement du handisport et du sport adapté. Il existe une grande diversité de pratiques sportives dans le para-sport. Il faut mieux faire connaître les sports paralympiques, et aussi le sport féminin. On travaille au développement de la pratique sportive, en général, et ce quel que soit son âge, sa situation ou son état physique.
L’équipe des Diables cadurciens, de rugby XIII Fauteuil, au sein du club de Cahors Lot XIII, est une équipe inclusive, mêlant joueurs handicapés, valides et ayant une déficience intellectuelle, mixte et intergénérationnelle.
À l’initiative des ligues de rugby à XIII des régions Sud et Auvergne-Rhône-Alpes, dimanche 23 mars 2025, à Décines, au sein de la métropole lyonnaise, est organisé un premier rassemblement de rencontres inter-ligues 100 % féminines, dans le but de constituer une équipe de France féminine de rugby à XIII fauteuil, afin de disputer, dans un premier temps, un match face à l’équipe d’Angleterre.
Dans ce cadre, motivées par leur entraîneur Benjamin Bro, qui juge qu’elles ont leur place, à cet événement, et même si la sélection est difficile, deux joueuses cadurciennes feront le déplacement. Il s’agit de Danny Aymard, joueuse handi, vice-capitaine de l’équipe cadurcienne, et de Cécilia Besnard, valide, ailière. Toutes deux défendront les couleurs de Cahors et du Lot, et leur place en équipe de France.
D’ailleurs, Danny Aymard et Cécilia Besnard, à quelques jours de ce rassemblement, quelle est votre motivation, votre état d’esprit ?
Cécilia Besnard – J’ai hâte d’y être. Je pense que c’est une expérience à vivre et qu’elle sera très enrichissante. Je suis une personne très compétitive. Du coup, je me donnerai à 100 %, surtout si l’ambiance est détendue et joyeuse. Dans le sens inverse, cela me met une pression, qui est contre-productive.
Danny Aymard – Je tiens à remercier notre entraîneur, pour tout ce qu’il a mis en place, nous permettant de participer à cet événement, avec le soutien du club de Cahors Lot XIII. Pour ma part, je suis très heureuse de participer, motivée, et je me donnerais à 200 %, pour essayer de faire honneur à l’équipe et au coach Benjamin Bro. Après, cette journée sera aussi un moyen de rencontrer d’autres joueuses de rugby à XIII Fauteuil, d’échanger avec elles et de partager un moment, qui sera, j’espère, agréable. Depuis une semaine, je ressens une pointe de trouille, aussi.
Propos recueillis par Didier S Quet
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