Vendredi 28 mars 2025 était la journée mondiale de lutte contre l’endométriose, maladie gynécologique inflammatoire et chronique fréquente – qui touche près de 10 % des femmes.
En déplacement à l’hôpital de Mercy à Peltre – antenne du CHR Metz-Thionville (Moselle) – Yannick Neuder, ministre de la Santé et de l’Accès aux soins, a profité de cette date symbolique pour annoncer l’arrivée de nouveaux tests porteurs d’espoir concernant le dépistage de l’endométriose.
À Metz, des Endotest pour mettre fin à l’errance médicale
Deux millions de Françaises étaient atteintes de l’endométriose, en mars 2024, selon le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche. En moyenne, on estime que sept années seraient nécessaires avant d’obtenir un diagnostic de cette maladie.
Pour éviter cette errance médicale, le ministre de la Santé Yannick Neuder a indiqué l’arrivée des tests salivaires « Endotest » au sein du centre Ariane, espace dédié à la pathologie faisant partie de l’hôpital femme-mère-enfant de Mercy.
Le CHR Metz-Thionville parmi les 100 établissements français labellisés
Le CHR Metz-Thionville fait désormais partie des 100 établissements français labellisés pouvant mener ces expérimentations, car ces tests salivaires seront menés dans le cadre d’un essai clinique. D’un coût unitaire de 839 €, l’Endotest sera pris en charge financièrement pendant une période de trois ans à partir du lancement de l’étude auprès des patientes.
Et aujourd’hui, c’est l’annonce que je fais : [l’Endotest] est en test et utilisable au centre hospitalier de Metz. Ça va permettre de dépister les femmes, et au-delà de ce dépistage : de les mettre ensuite dans un parcours de soins coordonnés, puisqu’elles vont pouvoir être prises en charge ici, à l’hôpital de jour, où elles vont pouvoir voir des médecins, des gynécologues, des sages-femmes […], parce que souvent derrière [l’endométriose] se cache – au-delà des douleurs qui sont importantes – des retards diagnostiques insupportables.
Ce test révolutionnaire sera proposé aux femmes dont l’IRM n’a pas mis en évidence une endométriose, mais chez qui la suspicion clinique est forte. L’objectif est d’éviter une prise en charge chirurgicale, afin d’avoir un diagnostic beaucoup plus rapide sans passer par cette intervention lourde et contraignante.
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