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des policiers de la Brav-M jugés pour des violences racistes sur un étudiant interpellé

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Des propos menaçants. Ce jeudi 3 avril 2025, des policiers de la Brav-M doivent être jugés devant le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Ils sont poursuivis pour avoir commis des violences racistes lors de l’interpellation de plusieurs jeunes à Paris pendant les manifestations contre la réforme des retraites.

Huit policiers convoqués devant le tribunal

Deux gardiens de la paix de la brigade de répression de l’action violente motorisée (Brav-M) ont été renvoyés devant la justice pour violences par personne dépositaire de l’autorité publique et menaces de violences réitérées envers un étudiant tchadien.

Six autres policiers de la brigade vont comparaître sur demande de Souleyman Adoum Souleyman et d’une autre étudiante, arrêtée, elle aussi, à Paris. Les agents ont été convoqués via le mécanisme de citation directe qui permet à une victime de saisir directement le tribunal.

Des propos enregistrés

Dans la nuit du 20 au 21 mars 2023, des membres de la Brav-M avaient interpellé sept jeunes. Ces derniers étaient soupçonnés d’avoir pris part à des dégradations dans un cortège sauvage dans le centre de Paris lors du mouvement de contestation de la réforme des retraites.

L’un des interpellés avait alors discrètement enregistré les échanges avec les policiers.
Dans l’enregistrement audio révélé dans la presse trois jours après les faits, on entend plusieurs menaces lancées à l’étudiant étranger, particulièrement visé parmi les sept personnes arrêtées au cœur de la capitale par la brigade.

Vidéos :

« La prochaine fois qu’on vient, tu monteras pas dans le car pour aller au commissariat, tu vas monter dans un autre truc qu’on appelle ambulance pour aller à l’hôpital », lance notamment un policier à Souleyman Adoum Souleyman. Après ces révélations médiatiques, le préfet de police Laurent Nuñez s’était dit « très choqué », jugeant « inacceptables » ces propos qui, « déontologiquement, posent des problèmes très graves ».

Des mesures administratives contre les policiers

« Le parquet ne poursuit que deux personnes alors que d’autres avaient commis aussi des violences, des injures, et que finalement, tout l’équipage de la BRAV-M présent ce jour-là participe, peu ou prou, aux actes de violence à caractère raciste », a indiqué Me Arié Alimi pour expliquer la motivation des citations directes pour « violences à caractère racial et complicité d’agressions sexuelles. »

L’avocat des deux étudiants veut « démontrer que la Brav-M est en soi une brigade illégitimement violente, constituée par et pour la violence illégale ». L’avocate des policiers poursuivis n’a pas pu être jointe en amont de l’audience. La préfecture de police de Paris a indiqué que « les policiers impliqués ont écopé, à l’issue de la procédure administrative, d’une exclusion temporaire de fonction de trois jours pour le premier concerné, d’un blâme pour le second et d’un avertissement pour le troisième. »

Avec AFP



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