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des « éléments de préméditation », l’enquête s’oriente vers un assassinat



L’enquête sur l’homicide et la tentative d’homicide de Castéra-Verduzan (Gers) prend une nouvelle tournure. Le parquet d’Agen évoque désormais un assassinat et une tentative d’assassinat. Le suspect encourt la réclusion criminelle à perpétuité. C’est en effet désormais le pôle de l’instruction d’Agen (Lot-et-Garonne) qui s’est emparé du dossier, le parquet d’Auch se dessaisissant à son profit, a indiqué la procureure de la République d’Auch, Clémence Meyer, à Actu Occitanie.

Et le parquet d’Agen a publié un communiqué retraçant l’affaire et dévoilant l’état des investigations à la mi-journée vendredi 14 février 2025.

Le suspect blessé aux mains

« Le 11 février 2025, les secours et les services de gendarmerie étaient requis pour un couple s’étant fait agresser par arme blanche par leur locataire, à son domicile, à Castéra-Verduzan », rappelle ainsi le parquet. « L’homme victime, G. M., né en 1957, décédait sur les lieux malgré les tentatives de réanimation du SAMU. La femme, M. B., du même âge, présentait des blessures plus superficielles au niveau du visage », poursuit Olivier Naboulet, le procureur de la République d’Agen.

« Le mis en cause, A. F-G. était interpellé au centre hospitalier d’Auch où il s’était présenté pour faire soigner des blessures aux mains ; il était aussitôt placé en garde à vue », explique le parquet. La brigade de recherches d’Auch et la communauté de bridages de gendarmerie de Condom commençaient leurs investigations avec les qualifications criminelles de « meurtre et tentative de meurtre ».

Un différend sur fond d’impayés de loyer

La cause de la mort a été vite confirmée. « L’autopsie de l’homme victime, requise par le parquet d’Auch, établissait que la cause du décès pouvait être attribuée à un trouble du rythme cardiaque consécutif aux violences subies », relève le parquet d’Agen.

Quant au contexte de l’agression, le voici. Le suspect était le locataire du couple victime. Il se trouvait depuis peu en situation d’impayé de loyer.

« Un rendez-vous avait justement été convenu entre bailleurs et preneur ce 11 février 2025, en fin de journée. C’est à l’occasion de cet entretien que les faits criminels avaient lieu, l’homme s’étant dans un premier temps trouvé seul en présence de son locataire, et la compagne, inquiète de ne pas voir celui-ci revenir, étant agressée au couteau alors qu’elle s’était rendue au domicile de son agresseur ».

Parquet d’Agen

Entendue par les enquêteurs, la femme a expliqué ne pas avoir assisté aux violences commises sur son compagnon. Elle a aussi assuré que c’est l’intervention de tiers qui a mis en fuite son agresseur. Ce dernier avait entraîné la femme à l’extérieur du bâtiment.

Un suspect muet au casier vierge

« Le mis en cause, né en 1975, exerçait son droit au silence lors des auditions en garde à vue, y compris sur les éléments de personnalité. Les enquêteurs déterminaient qu’il était employé dans la restauration. Au casier judiciaire, aucune mention ».

Parquet d’Agen

Le 13 février, en fin d’après-midi, alors que le dossier était parti vers Agen, le suspect était déféré, puis finalement présenté à un magistrat instructeur sur les qualifications d’assassinat et de tentative d’assassinat, « des éléments de préméditation étant relevés ». Il était mis en examen dans la foulée.

Il invoque la légitime défense

« Au cours de l’interrogatoire de première comparution devant le juge d’instruction, le
mis en cause ne s’était guère exprimé, reconnaissant son implication et invoquant une situation de légitime défense », précise le parquet d’Agen.

A. F-G est depuis placé en détention provisoire. « En l’état, la peine encourue est celle de la réclusion criminelle à perpétuité », précise Olivier Naboulet.



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