Le Stade Briochin (Côtes-d’Armor) a démarré son épopée en Coupe de France, à Plouvorn, en septembre 2024. Au 4e tour.
Une victoire étriquée, sur le score d’un but à zéro, face au pensionnaire de R1, obtenue grâce à une réalisation d’Aimeric Gomis Maillard très tôt dans la partie.
Guillaume Allanou se souvient : « La pluie, un dimanche après-midi, sur un terrain gras. C’est un contexte difficile pour un joueur de football. Première fois de la saison que nous jouions un match à 15 h. But à la 2e minute et expulsion de Léo Rouillé à l’heure de jeu. Nous étions en maîtrise, à part sur les cinq dernières minutes durant lesquelles Plouvorn poussait. »
Une équipe sérieuse
Au tour suivant, les Briochins s’étaient déplacés à Lannion. Une équipe trégorroise entraînée à l’époque par Nicolas Laspalles (remercié depuis) en proie à des difficultés en N3.
Solides, les coéquipiers de Christophe Kerbrat, laissé au repos, avaient disposé de leur adversaire sur le score de deux buts à zéro. Christian Konan et Artur Zakharyan s’étaient chargés de faire trembler les filets. L’expulsion en fin de match d’Americ Gomis Maillard n’avait pas changé la donne.
Au 6e et 7e tour, le Stade Briochin avait collé trois à zéro respectivement à Uzel Merléac et Paimpol, deux pensionnaires de R2.
A Uzel, il nous a fallu une mi-temps pour entrer dans la partie. J’avais dû secouer les gars à la pause.
« A Paimpol, les choses avaient été moins difficiles », se rappelle l’entraîneur.
C’est au 8e tour que les choses ont commencé à se corser avec la réception de l’US Saint-Malo, leader de N2 à l’époque.
Un match assez pauvre en occasion de but et marqué par l’exclusion d’Aimeric Gomis Maillard d’abord, puis, par celle d’un attaquant malouin. Il avait fallu en passer par la séance de tirs au but pour départager les deux équipes à l’issue d’un match nul et vierge.
« Il faut une part de chance. Cela a tourné à notre avantage et tant mieux ! »
Et un, et deux, et trois exploits !
En 32e de finale, premier exploit retentissant des Costarmoricains. Trois divisions séparaient le Stade Briochin et Le Havre AC (L1). Mais la coupe de France est celle de tous les possibles. C’est le pensionnaire de N2 qui a vu les 16e de finale.
Il n’avait pas laissé une miette à une équipe en grande difficulté cette saison en championnat. La décision s’était faite attendre jusqu’à la 80e minute de jeu. Janno, entré en jeu 15 minutes plus tôt, avait placé un coup de casque à jamais gravé dans l’histoire du club.
Puis, c’était au tour d’Annecy de faire les frais d’un groupe de copains unis. L’équipe de L2 avait ouvert le score en début de match mais Christian Konan n’avait pas manqué de remettre les compteurs à égalité sur pénalty peu avant l’heure de jeu. Une nouvelle fois, les Briochins sortaient vainqueurs de la séance de tirs au but.
Sur un bon terrain, je pense que nous aurions remporté le match avant les tirs au but !
Et puis, cet exploit XXL face à Nice, équipe du top 5 de L1, il y a quelques jours. Mené un but à zéro, le pensionnaire de N2 a renversé Nice grâce à un doublé d’Hugo Boudin dans les dernières secondes d’une partie sensationnelle.
« Cette fois, l’état du terrain nous a avantagé », reconnaît Guillaume Allanou, auteur d’une course sur 60 m qu’il n’est pas prêt d’oublier.
Quoiqu’il se passe désormais, les Griffons sont entrés dans l’Histoire de la coupe de France et l’auront marquée de leur empreinte.
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