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de la drogue saisie sur des visiteurs lors d’une fouille aux parloirs



Un contrôle « surprise » s’est déroulé ce mardi 11 mars 2025 aux parloirs familiaux du centre pénitentiaire du Gasquinoy, à Béziers, selon le syndicat Ufap Justice qui révèle l’information.

Pour cette opération de fouille générale, les personnels de la prison ont reçu l’appui de policiers nationaux de l’unité des stupéfiants du commissariat de Béziers et des douanes de Montpellier, qui ont engagé un chien renifleur.


Cet auxiliaire à quatre pattes au flair redoutable a permis la saisie de onze grammes d’héroïne et de plusieurs centaines de grammes de résine de cannabis dissimulés sur des visiteurs, ainsi que d’autres objets prohibés. Le tout a été confisqué à ces membres des famille de détenus, avec d’éventuelles suites judiciaires ordonnées par le procureur de la République de Béziers.

« Le personnel pénitentiaire œuvre quotidiennement dans la lutte contre le trafic de stupéfiants au sein de notre détention, malgré un sous- effectif chronique et une surpopulation pénale croissante », souligne ce mercredi 12 mars, David Parmentier, secrétaire local du syndicat Ufap-Justice au centre pénitentiaire de Béziers.

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L’établissement est en proie à des livraisons de diverses drogues dans des colis déposés par des drones lors de survols nocturnes, avec des interpellations en flagrant délit ces derniers mois, mais des objets interdits sont souvent remis par les visiteurs aux parloirs, notamment des couteaux, ensuite dissimulés dans les cellules. D’où l’importance des fouilles pour le personnel.

Les surveillants de cette prison, au même titre que ceux du centre pénitentiaire de Villeneuve-lès-Maguelone, estiment être en danger face à ces détenus armés et tirent la sonnette d’alarme depuis de nombreux mois. 

Bagarre en cour de promenade

Cette opération de mardi à Béziers survenait après des découvertes récentes d’armes blanches sur des détenus – deux le 3 mars lors d’une violente bagarre -, puis le 5 mars, avec pas moins de huit couteaux pliants en céramique dissimulés par d’autres détenus qui revenaient de la cour de promenade. Comment ces dix couteaux utilisés en principe pour la cuisine ont-ils pu se retrouver à disposition des prisonniers ? Une enquête interne et policière est en cours.



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