Les trafics de stupéfiants ne se déroulent pas qu’en ville mais aussi dans la campagne, au cœur de petits villages. C’est la démonstration qui a été faite par la gendarmerie nationale en Lot-et-Garonne, après un important coup de filet à Sainte-Bazeille, petite commune d’un peu plus de 3 000 habitants à côté de Marmande, en Lot-et-Garonne.
Ce vendredi 21 février 2025, deux personnes comparaissaient devant le tribunal judiciaire d’Agen après avoir été interpellées en début de semaine.
Près de 50 militaires mobilisés sur l’opération
Après plusieurs mois d’enquête et de surveillance sur un trafic dont le principal point de vente se trouvait à proximité du centre-bourg de Sainte-Bazeille, ce sont cinq interpellations et placements en garde à vue qui ont eu lieu.
L’ensemble de l’opération, de la phase d’enquête jusqu’à l’intervention, a mobilisé près de 50 militaires. Les effectifs du PSIG (Peloton de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie) d’Agen, Villeneuve-sur-Lot et Tonneins ont été mobilisés ainsi que deux équipes cynophiles et le PSPG (Peloton spécialisé de protection de la Gendarmerie) de Golfech, en Tarn-et-Garonne.
En plus des interpellations, l’intervention a permis à la gendarmerie de saisir deux fusils, 800 g d’herbe ainsi que 2 000 € en liquide. « On s’attendait à ne pas saisir beaucoup mais c’est un coup porté au trafic et cela démontre que les stupéfiants irriguent aussi de petites localités », commentait-on du côté de la gendarmerie.
Une peine de prison ferme
Parmi les personnes interpellées, trois d’entre eux présentaient davantage un profil de consommateur et seront convoqués ultérieurement.
En revanche, l’un d’eux, un homme né au Maroc en 1989 était déjà connu pour des faits similaires. C’est lui qui aurait été en possession de la drogue, des fusils et de l’argent en liquide. Il aurait principalement écoulé son stock en livraison. Il a écopé de 3 ans de prison dont 2 fermes, ainsi que 5 000 € d’amende.
La seconde personne ayant comparu ce vendredi devant le tribunal est née en 1983 à Colombes, en région parisienne. Il comparaissait pour détention, offre, cession et transport de stupéfiants. Il avait déjà été condamné à 3 ans de prison en 2016. Cet individu a été placé en détention provisoire en l’attente de son procès, qui a été repoussé en avril.
La gendarmerie entend maintenir sa pression sur les trafics en tous genres. En novembre 2024, cinq personnes avaient été interpellées pour un trafic de stupéfiants près de Casteljaloux.
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