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Dans un camping de Loire-Atlantique, elle surprend son compagnon nu avec une femme et devient « hystérique »



La scène est peu banale. Le jeudi 13 mars 2025, une femme est à la barre du tribunal correctionnel de Saint-Nazaire, une autre est sur le banc des victimes.

L’affaire qui les réunit remonte au 3 août 2024. Elle s’est déroulée dans un camping de Saint-Brevin-les-Pins (Loire-Atlantique).

Après une soirée très arrosée, au petit matin, la prévenue, une mère de quatre enfants de 41 ans, de Trignac, surprend son compagnon et la victime, nus, en pleins ébats sexuels dans son mobile-home, dont la porte est restée ouverte.

Ecchymoses et dermabrasions

C’est peu dire qu’elle voit rouge. Elle lui porte des coups, la tire par les cheveux jusque sur la terrasse, où selon la victime et des témoins, « elle lui porte des coups à la tête avec une bouteille de pétillant ».

À la barre, la quadragénaire reconnaît : « Oui, j’étais hystérique, mais j’ai tapé la bouteille sur la table, pas sur sa tête ».

Les conséquences sont lourdes : vingt-cinq ecchymoses ou dermabrasions sur tout le corps de la victime.

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Elle, comme sa fille de 11 ans, arrivée sur les lieux, restent traumatisées par la scène.

« À côté de la mort »

Lors du procès, les deux femmes se sont expliquées.

Quand on voit l’homme qu’on a aimé de tout son cœur avec une autre femme, on ne réfléchit pas aux conséquences, se justifie la prévenue. Depuis, j’ai cherché à la contacter pour m’excuser, mais elle m’a dit de ne pas la rappeler. Je n’aurais pas dû faire de violences.

La prévenue

De son côté, cette habituée du camping a confessé : « J’étais ivre morte, mais j’ai senti les coups, elle me frappait la tête au sol, j’étais incapable de tenir debout. Je suis passée à côté de la mort, après ma fille et moi, on a eu très peur. »

C’est l’enfant qui a appelé à l’aide, comme le précisera Me Schroetter. L’avocate de la partie civile ajoute que, selon les témoins, la quadragénaire criait : « Je vais la tuer, je vais la tuer ».

Sa cliente a eu trois semaines d’arrêt de travail et est toujours sous antidépresseurs.

L’auditrice de justice, représentant le ministère public, a tempêté : « On ne réfléchit pas… Eh bien si ! Certes, elle exprime aujourd’hui des regrets, mais il fallait réfléchir… »

Prise de conscience

« Évidemment, nuance Me Marie Cosme, aujourd’hui, Madame a pris du recul et regrette ». Elle fait le portrait d’une femme dont l’enfance a été jonchée de carences éducatives, mais qui, « maintenant, a pris conscience des conséquences de ses actes ».

Elle demande au tribunal de ne pas suivre les six mois de prison ferme requis, mais de prononcer un sursis probatoire.

Jusque-là, la jeune femme avait trois condamnations pour conduite en état d’ivresse, ce qui a incité le président à l’interroger sur sa dépendance à l’alcool.

La prévenue a été formelle : « Je n’ai pas de problème avec l’alcool ».

Le tribunal l’a condamnée à 140 heures de travail d’intérêt général. S’ils ne sont pas accomplis, ce sera six mois de prison.

La quadragénaire a interdiction de détenir une arme pendant trois ans.

Elle devra indemniser la victime, tous préjudices confondus, à une somme avoisinant les 8 000 €.



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