Jean Marc Chambon et Corinne Maronne étaient arrivés à L’Aigle (Orne) depuis tout juste deux ans. Ils venaient de Nonancourt (Eure) ou ils avaient déjà une boulangerie avant de choisir de venir faire du pain et des pâtisseries à L’Aigle. Ce matin, ils constatent les dégâts avec les experts et les assureurs. Leur commerce est dévasté.
Arrivés il y a deux ans à peine
En octobre 2022 ils avaient racheté le fonds de commerce de cette boulangerie située rue Darchy, juste à côté de la Mairie. L’emplacement central dans une rue passante était parfait pour eux. Avec la boutique en rez-de-chaussée, le fournil juste derrière, et un étage aménagé en labo de pâtisserie. Ils disposaient en plus d’un logement qui leur permettait de dormir sur place une nuit sur deux. Indispensable quand on connaît les horaires du travail en boulangerie.
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Ils ont été prévenus à 21h
Mais en quelques minutes les flammes et la fumée vont bouleverser leurs vies. Jeudi 23 janvier vers 19h30, peu de temps après la fermeture, alors que Jean-Marc et Corinne viennent de quitter la boulangerie, des passants signalent de la fumée sortant du premier étage. Les pompiers interviennent rapidement. Et vers minuit le feu est déclaré éteint.
Par chance, pas de victime
Heureusement, cette nuit-là, Jean-Marc et Corinne ne dormaient pas sur place. Ce jeudi soir ils étaient tous deux à Nonancourt.
Je ne sais pas ce qu’il se serait passé si on avait été ici au moment de l’incendie…
Corinne précise que l’appartement était heureusement équipé d’un détecteur de fumée. Ils auraient sans doute été réveillés avant que le logement soit totalement rempli de fumée. Mais ils ont l’impression de l’avoir échappé belle.
Plus que les flammes, ce sont les fumées qui ont provoqué les dégâts
Au rez-de-chaussée, le fournil a été totalement détruit par l’incendie. A l’arrière de la boutique la pièce est totalement noire de fumées, il ne reste plus rien. Une partie du plafond laisse passer la lumière du jour. Dans un coin de la pièce, 40 sacs de 25kg de farine venaient d’être livrés. Le stock est perdu. Impossible de récupérer quoi que ce soit. Les fumées ont déposé partout un voile noir de cendres toxiques.
Le labo est perdu
A l’étage c’est le labo de pâtisserie qui est totalement détruit par les fumées. Jean-Marc Chambon nous montre tout ce qui était prêt à être enfourné le vendredi matin. Des dizaines de pâtisseries. 200 baguettes traditionnelles qui levaient. » Tout doit partir à la benne « .
Le matériel de boulangerie est irrécupérable également. Le four est entièrement détruit. Mais même le matériel qui a simplement été exposé à la fumée doit être changé, les frigos, mixeurs, fouets, couteaux, plaques, moules. Tout doit être jeté. Dans la partie logement la situation est identique. Rien ne peut être récupéré. Tables, chaises, canapé, lit…

L’origine de l’incendie est toujours inconnue
Ce matin c’est le temps des expertises. Une fois que les assurances auront terminé l’évaluation des dommages, Jean Marc Chambon et Corinne Maronne, pourront bénéficier de la prime de perte d’exploitation. En attendant, les salariés-dirigeants sont sans revenus.
Pas de date de réouverture
Avant la réouverture de la boulangerie, il faudra probablement entre six mois et un an. Le temps que les assurances aient terminé leurs expertises, que les indemnités soient versées, que les travaux de déblaiement aient été menés et que la boulangerie soit réaménagée totalement.
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