Home Nord dans les coulisses de sa vente exceptionnelle, par l’agence Vacherand

dans les coulisses de sa vente exceptionnelle, par l’agence Vacherand

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Cataclysme, chez les noctambules. Il y a eu un avant et un après 22 janvier 2025 : ce mercredi là, le dernier Macumba de France, situé à Englos dans la métropole de Lille (Nord), annonçait sa fermeture définitive. Elle n’est pour tout de suite, qu’on se rassure, puisque la fin de la récré sera sifflée le 23 février, à l’issue d’un week-end enflammé. Mais déjà les questions fusent, du côté des inconditionnels de la discothèque, qui aurait fêté ses 50 ans cette année. Y a-t-il un repreneur ? Si oui, quel est-il ? Quelle sera la suite ? Une pétition a même circulé, pour rendre audible le seul et même message porté par les milliers de signataires : laissez vivre le Macumba ! La réalité d’une acquisition immobilière est en fait moins romanesque. Oui, le Macumba a été racheté, et l’agence qui s’est occupée du dossier, Vacherand Immobilier à Marcq-en-Barœul, révèle les coulisses de cette vente certes hors du commun, mais qui n’en demeure pas moins cadrée.

Le Macumba est vendu : un local qui ne pouvait que « rester à vocation commerciale »

Derrière cette cession, qui revêt presque un caractère sacré tant les attentes sont importantes, deux femmes : Laëtitia Kerfyser, directrice associée de l’agence Vacherand Immobilier à Marcq, et Nathalie Demouveaux, agent en transaction immobilière. Elles apprennent « il y a 6-7 mois » que le propriétaire du Macumba, Henri Souque, s’en allant sur ses 85 printemps, veut vendre son mythique établissement. Mais les expertes ne se réjouissent pas trop vite.

Nathalie Demouveaux, agent en transaction immobilière, l’assure : le projet qui prendra la suite du Macumba ne pouvait être que de nature commerciale. Le nouveau propriétaire s’est d’ailleurs spécialisé dans le secteur tertiaire. ©Margot Nicodème

« Il y a tout un contexte autour du Macumba, explique Nathalie Demouveaux. Il fallait voir s’il n’y avait que le fonds, les murs, ou alors l’ensemble, avec le terrain. » Des cas de figure pas tous au même niveau car, elle le sait par expérience, « les fonds de commerces, par exemple, ça ne se vend plus. » Le projet est finalement de céder toute la parcelle. « On s’est dit ‘bingo !’ », sourit le duo de collaboratrices.

Avant même de partir à la recherche d’un acheteur, les choses sont claires : « Il ne pouvait pas y avoir d’habitations dans cette zone, comme on a pu l’entendre par la suite. Ça ne pouvait que rester à vocation commerciale. » Nathalie Demouveaux a rapidement fait passer l’information à ses clients susceptibles d’être intéressés par l’affaire.

Un nouveau propriétaire spécialisé dans le secteur des loisirs

Timothée Vacherand, qui a désormais une activité indépendante de l’agence immobilier Vacherand, est l’un d’eux. À la tête de Value Immo, entreprise davantage tournée vers l’immobilier tertiaire, il se positionne le premier. Parmi ses réalisations, la grande zone de loisirs à Lesquin, avec simulateur de chute libre, escape game en « cellules », lancer de haches… et le « boulodrome-resto » baptisé Place des Oliviers.

Une visite du Macumba est organisée dès le lendemain de l’annonce – en interne – de la vente, et l’accord est scellé. Une rapidité décrite comme habituelle « quand les choses sont au prix », selon les expertes. Le montant de la transaction n’est pas secret : 3 millions d’euros. Il a fallu ensuite « dépoussiérer la parcelle », au sens figuré, en redéfinissant nettement les limites de la propriété. Et la question qui brûle les lèvres de tous les clubbers nordistes : et la suite, alors ?

« On n’a aucune idée de ce qui va se passer », tranche Laëtitia Kerfyser. Une nouvelle activité commerciale s’installera à l’actuel emplacement du Macumba, ça ne fait pas un pli, mais sa nature est encore totalement inconnue. Lille actu ne manquera pas de vous détailler le projet à venir, quand il sera arrêté.



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