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Dans la Manche, il menace sa compagne après un stage de prévention des violences conjugales



Un homme de 32 ans a été jugé au tribunal de Coutances (Manche), au début du mois de mars 2025, pour des faits de violences et de menaces sur sa concubine, à leur domicile situé dans une commune au nord de Saint-Lô (Manche).

Fin décembre 2023, la jeune femme s’était décidée à quitter cet homme qui lui fait peur, mais est restée vivre dans leur maison avec leurs deux enfants, le temps de trouver un logement.

Le 6 mars 2024, la mère de la victime a appelé les gendarmes pour signaler une nouvelle crise de colère.

À leur arrivée, la jeune femme est dehors, terrorisée. L’homme refuse de leur répondre et de les laisser entrer. La femme et ses enfants se sont réfugiés auprès de leur famille.

Sous l’emprise de son ex

La victime a expliqué ce qu’était devenu son quotidien sous l’emprise de son ex : dans ses crises de colère, il frappe dans les murs au point de faire des trous dans le placoplâtre, il la surveille, contrôle ses fréquentations, ses horaires, lui interdit de recevoir sa famille, la menace.

La présidente a lu des messages explicites, comme : « si tes parents viennent, tu vas en prendre plein la gueule ».

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L’argent est un problème pour lui, et source de violences. Il lui interdit d’utiliser le lave-linge au motif que c’est lui qui l’a payé. Condamné à effectuer à ses frais un stage de prévention des violences conjugales, qui n’a visiblement pas été efficace, il exigeait que sa compagne en paie une partie.

Il ne comprend pas qu’il est auteur de violences

Quand il a appris qu’elle avait déposé une main courante pour signaler son comportement, il l’a obligée à présenter des excuses.

À la barre, l’homme ne comprend pas que son comportement constitue des violences psychologiques, il est certain d’avoir raison et précise qu’il se lève tous les matins pour aller travailler et gagner son salaire, sans dire qu’il a contraint sa conjointe à quitter son emploi. Lorsque les magistrats lui posent des questions embarrassantes, il les regarde fixement sans répondre.

Le tribunal a condamné cet homme à une peine de 6 mois de prison avec un sursis probatoire de 2 ans, comportant l’obligation de suivre des soins psychologiques.



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