« Chers membres de la famille DLFC ». C’est par ces mots que commence le « communiqué officiel » publié sur la page Facebook du club par le bureau du Dinan-Léhon F.C.
Une publication qui a fait suite à un article paru dans les colonnes du quotidien Ouest France et qui faisait état « des difficultés que notre club rencontre avec les infrastructures mises à notre disposition par la commune », écrivent les dirigeants du club des Côtes-d’Armor.
Rassurer licenciés et parents
« Nous souffrons d’un manque de terrains et il faut avouer que la météo capricieuse de ces dernières années n’arrange pas la situation », poursuivent-ils tout en précisant leur pensée : « L’objectif de notre communication (l’article paru dans O.F., ndlr) avait pour but de rassurer nos licenciés et leurs parents sur le fait que nous nous battons sur ce sujet depuis longtemps et que nous avons proposé de multiples solutions à la mairie qui sont restées sans suite ».
La volonté du club, poursuivent les responsables, c’est « que nous puissions continuer à progresser tout en assurant un accueil de qualité dans un cadre sécurisant ».
Pour rappel, l’équipe première du Dinan-Léhon Football-Club évolue en National 2, la quatrième division française. Et son équipe U18, symbole de la qualité de sa formation, vient de se qualifier pour les 1/8e de finales de la coupe Gambardella, la coupe de France des juniors et affrontera Amiens après avoir éliminé Brest.
Le Clos-Gastel ne fait (déjà) plus l’affaire
Dans son communiqué, le club passe en revue les différents équipements existants mis à sa disposition. Ou pas.
Le stade du Clos-Gastel ? Selon le club, moins utilisable qu’initialement prévu au moment de la pose d’une pelouse hybride, pour un coût, au bas mot, de 750 000 €, quand même.
Or, « ce terrain principal devait permettre à l’équipe première de s’entraîner dessus et libérer des créneaux sur le terrain synthétique (du complexe Guy Manivel, ndlr). Malheureusement nous avons complètement été écarté du projet et force est de constater que nous subissons le choix entièrement assumé par la mairie de travailler avec un prestataire qui nous autorise entre 3 heures et 5 heures par semaine quand le bon de commande était de 15 heures. Nous devons donc nous plier à cela et jongler entre les deux sites ».
Le terrain synthétique de la Croix de Pierre (complexe Guy Manivel) ? Il date de 2013 et voit passer « les 600 licenciés du club à la chaîne, mais aussi en même temps, avec parfois 3 à 4 équipes qui découpent le terrain en quatre ».
Outre le DLFC, ce terrain est aussi utilisé par les écoles. Sans compter qu’il est aussi parfois occupé par le Racing-Club de Dinan, « autre club de football que la mairie a laissé se créer alors qu’ il y avait eu une fusion en 2003 (entre le Stade Dinannais et l’ASC Léhon, ndlr) afin, justement, d’optimiser nos forces et notre énergie sur une seule structure, chose que l’on n’arrive pas à faire aujourd’hui… », regrette amèrement le DLFC.
Le triste sort réservé au stade Maurice-Benoist
Le terrain en herbe du Complexe Guy Manivel ? Le stade Maurice Benoist ? « Malheureusement ces terrains sont laissés à l’abandon, sûrement car les installations actuelles suffisent amplement », ironisent les responsables du DLFC.
Concernant le stade Maurice-Benoist (à Dinan mais propriété de Dinan Agglomération et non pas de la ville), « nous avions un espoir fort lorsque Arnaud Lecuyer, président de Dinan Agglomération, nous a donné son accord pour accompagner la mairie dans la réhabilitation de ce stade, mais la commune a de nouveau fermé la porte ».
Pour rappel, l’ancien terrain de foot de la rue Bertrand-Robidou est désormais uniquement dédié à la pratique de l’athlétisme depuis la rénovation de la piste par Dinan Agglomération.
Des pistes de réflexion ?
Dans son communiqué, le club évoque encore des réunions « à plusieurs reprises avec la commune », ainsi que les réflexions engagées, « nous avons proposé d’autres solutions qui sont en cours d’étude car nous avons vraiment envisagé toutes les possibilités. Nous espérons seulement que les institutions qui peuvent nous aider dans ces chantiers accepteront de se mettre autour de la table pour traiter ce sujet prioritaire sur le territoire. Notre conviction est qu’il existe des solutions si tout le monde prend conscience de l’urgence et réfléchit collectivement ».
Et de citer les exemples de communes alentours, celles de Caulnes, Plancoët ou encore Lanvallay, « qui sont bien équipées et que nous remercions à l’occasion de nous prêter parfois leurs terrains ».
Pour conclure, et après avoir remercié les éducateurs et les bénévoles pour leur travail, les familles pour leur soutien, le bureau du DLFC demande « donc à nos élus de prendre acte de notre mécontentement tout en sachant que le dossier n’est pas simple pour eux. Notre démarche va dans ce sens, nous souhaitons leur réaffirmer notre disponibilité et notre souhait de travailler main dans la main ».
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