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Côtes-d’Armor. L’ex-conjointe fait vivre un enfer au père de son fils, elle est condamnée à Guingamp

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Le vendredi 14 mars 2025, le tribunal de Guingamp a été amené à étudier une nouvelle affaire dont les protagonistes sont un couple de Bégard, parents d’un jeune enfant.

Aujourd’hui, c’est la mère de famille qui est à la barre des prévenus, son ex-conjoint et la mère de ce dernier ont pris place sur le banc des victimes.

Abus d’alcool et appels malveillants

Devant le tribunal, la prévenue s’explique, elle a eu des problèmes d’alcool, mais déclare être abstinente depuis deux ans, ce dont doute les parties civiles.

Ces derniers ont reçu une multitude de messages d’insultes et de menaces.

« Je vais tuer ton fils » ou encore « C’est lui qui aurait dû mourir plutôt que son frère » (Le frère aîné est décédé accidentellement, il y a quelques années).

Une évocation de violences passées 

Prenant la parole à tour de rôle, les deux ex-conjoint dénoncent des violences réciproques, elle dit avoir été séquestrée, jetée au sol, avoir reçu des coups de pieds.

Il lui aurait passé un cordon autour du cou et l’avoir incitée à aller se pendre dans la salle de bain. Elle évoque également des relations sexuelles imposées.

Une usurpation de fonction ?

« Tout est faux », répond l’homme, « c’est facile de salir quelqu’un  » ajoute-t-il.

D’après lui, elle s’est fait passer pour une assistante sociale afin d’aller voir ses voisins et demander des attestations pour de soi-disant violences commises sur leur petite fille.

L’ex-conjoint précise avoir été agressé en ville, à Bégard, par elle et ses amis. Une nouvelle audience est d’ailleurs programmée en mai prochain pour cette affaire d’agression.

Une crainte permanente depuis le début de ces appels malveillants

La mère du conjoint prend aussi la parole pour rapporter ce que lui a dit un jour sa petite fille de six ans : « Maman a dit qu’elle allait mettre un coup de couteau à papa ».

Puis, elle ajoute : « Mon mari et moi, on ne dort plus, on craint de recevoir un appel pour nous dire que notre fils est mort ».

Des troubles psychiatriques pour justifier les faits ?

Les avocats des deux parties plaident à leur tour. Maître Marie-Charlotte Juillan, pour les parties civiles, les messages reçus sont particulièrement odieux, méchants, cruels, d’une violence absolue lorsqu’elle évoque celui rappelant la mort d’un premier fils.

Pour son confrère, maître David Raclot, sa cliente est suivie par un psychiatre et souffre d’une psychose puerpérale (il s’agit d’un chaos émotionnel sévère qui suit l’accouchement et qui s’accompagne d’un état délirant et d’agitations extrêmes.)

Deux mois d’emprisonnement avec sursis

Après délibérations, le tribunal condamne la prévenue à deux mois d’emprisonnement assortis d’un sursis probatoire comprenant les obligations de soins et d’indemniser les victimes à hauteur de 300 euros pour son ex conjoint et 500 euros pour la mère de celui-ci, auxquels s’ajoutent 800 pour leurs frais d’avocat. 

SK



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